« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié »
Matthieu 6.9
Laissons parler nos cœurs (IV)
« Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jean 20.17). Nous sommes là au jour de la résurrection de notre Seigneur. Ce dernier s’était montré à Marie de Magdala qui s’étant rendue au tombeau, avait cru que le corps du Seigneur avait été enlevé parce qu’elle avait trouvé la tombe vide. Quand elle fut en face de Jésus ressuscité, on peut l’imaginer toute retournée, voulant le toucher pour être certaine de ne pas rêver ou halluciner. C’est alors que le Seigneur choisit de lui donner la pleine mesure de la réalité de sa résurrection, non par un contact physique mais par la parole. Il lui confie un message à l’intention de ses disciples qu’il appelle alors chaleureusement ses frères. Ce n’est pas la seule mention spéciale dans son message.
Il en fait une autre quand il parla de Dieu. Qu’il en parle comme son Dieu et Père n’a rien de curieux et de particulier pour quiconque connaît sa vie, son ministère et les discours qu’il a prononcés. Jésus dès les premières pages de l’Évangile, selon Jean par exemple, a été présenté comme « le Fils unique, qui est dans le sein du Père, … qui l’a fait connaître » (Jean 1.18). Luc l’introduit dans son récit comme celui qui « sera appelé Fils du Très Haut » (Luc 1.32). Jésus a lui-même toujours parlé de Dieu comme son Père (Matthieu 7.21 ;11.27 ; 26.39 ; Luc 2.49). En revanche, ses paroles adressées à Marie au sujet de son Dieu et Père sont uniques en ce qu’il parle à nouveau de ce dernier comme du Dieu et Père de ses frères.
Ce n’est certes pas la première fois qu’il mentionne la paternité de Dieu sur ses disciples (Matthieu 6.4,6,9,18,32), mais il ne l’a pas souvent fait de cette façon, c’est-à-dire en ligne directe et en relation étroite avec lui-même, comme partageant avec les croyants une même appartenance à Dieu, une même filiation. Qu’est ce qui explique cette singularité ? Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Bien qu’il n’y ait pas commune mesure entre le Fils unique de Dieu et nous, notre Sauveur a gagné pour nous le droit d’être ses frères, des enfants de Dieu, des gens de la maison. Il l’a gagné au prix de son grand et parfait sacrifice. Il l’a gagné aux yeux de Dieu qui approuvant un tel sacrifice, a tenu à nous en donner la preuve en ressuscitant notre Rédempteur d’entre les morts.
« L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. » (Romains 8 .16-17). Es-tu convaincu(e) d’avoir cette position et ce statut grâce à Jésus, chaque fois que tu t’approches de Dieu dans la prière ? Puisse ton cœur vibrer de joie, sous l’effet d’une telle conviction, lorsque tu t’apprêtes à invoquer « notre Père qui est aux cieux »
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 15 août 2025 — Freddy S.

