« Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient assez bu. »

Genèse 24.19

Quand nous faisons une lecture rapide de la Bible, ou que nous en trions certains passages, nous pouvons parfois en avoir l’impression d’un film ou d’une série d’action. Le rythme paraît rapide, les séquences chargées d’émotions, les discours solennels, les actions fulgurantes. Nous comparons alors la vie des personnages bibliques à la nôtre, qui nous semble parfois d’une banalité ennuyeuse et affligeante. Nous sommes tentés de rechercher des sensations fortes, de recourir à toutes sortes d’expédients, de faire des expériences propres à procurer des frissons d’excitation ou une montée d’adrénaline, sans toujours nous soucier de là où elles nous mèneront. Pourtant, à y regarder de plus près, bien des récits bibliques se rapprochent de notre quotidien. Même si, par souci de concision, de clarté et d’efficacité, l’accent est parfois mis sur les moments clés – ces tournants décisifs qui bouleversent une existence – Dieu s’intéresse aussi à ce qui est tout à fait ordinaire, banal, courant et habituel.

Prenons l’exemple de Rebecca. Elle apparaît pour la première fois au chapitre 24 du livre de la Genèse comme la réponse à la prière du serviteur d’Abraham, envoyé au loin par ce dernier à la recherche d’une épouse pour son fils Isaac. « Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon seigneur. » (Genèse 24.14). Telle était sa prière ! Dieu y a donné suite par Rebecca qui sur le coup accomplit une véritable prouesse : servir à boire à un étranger et à 10 chameaux. Cela représente à peu près 800 litres d’eau, tirés d’un puits à la main, au prix d’un effort soutenu et prolongé pendant plus de deux heures. Mais nous oublions un détail : C’était pour Rebecca un jour ordinaire où elle suivait la routine des « filles des gens de la ville ». Cette tâche journalière à laquelle elle vaquait « hors de la ville, près d’un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l’eau », l’a conduite à une heureuse rencontre aux conséquences incalculables (Genèse 24.11). 

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 20 avril 2026 — Freddy S.

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