« …homme de douleurs et habitué à la souffrance…»
Ésaïe 45.21
Bande-annonce (III)
Imaginons que Superman, ce héros de bande dessinée, devienne réel. Nous pourrions assurément compter sur lui pour empêcher l’effondrement d’un bâtiment sur nous, pour nous protéger d’une explosion en s’interposant, pour dissuader et faire cesser des affrontements armés, pour voler à notre secours en cas de danger de mort. Les menaces extérieures ? Il en ferait son affaire. Mais qu’en serait-il des blessures intérieures ? Des coups portés par la vie, du poids de la culpabilité, des tourments de la conscience, des angoisses de l’âme ? Et si, malgré sa vigilance, un concours de circonstances lui échappait, et que nous nous retrouvions blessés ou privés d’un proche arraché à la vie par un accident, pourrions-nous encore nous tourner vers lui pour y puiser soutien et réconfort ? Sa force nous serait-elle alors d’une quelconque utilité ? Pourrait-il nous retirer ce nœud à la poitrine, ce pincement au cœur, cette douleur intérieure insupportable, ce terrible traumatisme, ce sentiment de culpabilité qui nous travaille ? Non. Pourquoi ? Parce qu’il ne résout les problèmes que par la force, or tous les problèmes ne se résolvent pas par la force. Comment pourrait-il comprendre une personne blessée, tourmentée, écrasée par le fardeau de la vie, s’il ne l’a jamais été lui-même ? Voilà justement ce qui rend particulière la dernière réalisation cinématographique autour du personnage de Superman : on peut s’y identifier, non pas par sa force, mais par sa souffrance. On le voit malmené, matraqué, brisé, exténué, en détresse, incompris, rejeté, menotté. Il est à la fois fort et vulnérable. Et cela change tout. Nous nous sentons moins intimidés, moins écrasés par nos propres faiblesses. Sa souffrance, en quelque sorte, nous rapproche de lui. Bien évidemment c’est un personnage fictif.
Jésus en revanche est bien réel. Et pour nous, Il a souffert bien plus que nous ne pourrions l’imaginer. Il possède une telle compréhension de la souffrance et de la faiblesse humaine que nous pouvons sans hésiter nous rapprocher et nous appuyer totalement sur Lui. Il a enduré la faim (Matthieu 4.2), la soif (Jean 19.28), la fatigue (Jean 4.6), la solitude (Matthieu 26.40 ; Ésaïe 63.3), l’abandon (Matthieu 26.56 ; 27.46), le rejet (Ésaïe 53.3), la persécution, la cruauté, la torture, la haine (Luc 23.22–23 ; Jean 15.24–25), l’incompréhension, la moquerie, l’injure et le dédain (Jean 1 :11 ;Luc 23.35) la trahison, la lassitude et la déception (Luc 22.48 ; Matthieu 16.8-11 ; 17.17 ; Luc 8.25). Il aurait pu recourir à la force, à la puissance pour triompher de l’adversité et des épreuves d’une vie particulièrement difficile mais Il s’est volontairement laissé faire (Matthieu 26.53–54 ; Philippiens 2 :6–7). Il s’est en tout, partout et pour tout, soumis à la volonté de Dieu même quand celle-ci était qu’Il souffre (Jean 4.34 ; Ésaïe 53.10). Il a également accepté de se soumettre à des autorités humaines (Jean 18.36 ; Ésaïe 53.7), qui ont commis la pire des injustices en le condamnant à mort (Luc 23.4, 23-24 ; Actes 3.14–15). Il a accepté un tel sort pour nous délivrer du nôtre (Ésaïe 53.5 ; Matthieu 20.28 ; 1 Pierre 3.18). Sa force, Il ne l’a jamais exercée pour Lui-même, mais toujours pour les autres – pour les plus faibles, les méprisés, les opprimés, les pauvres, les affligés (Matthieu 8.1 ; 23.4 ; 9.9-13 ; Jean 8.3 – 11 ; 12.3-7 ; 18.7-9).
Notre cause était perdue d’avance à cause de nos péchés mais Il s’en est chargé devant Dieu et Il a obtenu justice pour nous, des coupables, au prix de vie parfaite. Il s’est sacrifié, lui l’homme-Dieu. (Ésaïe 53.6 ; Romains 5.6–8). « Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleurs et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. » (Ésaïe 53.3- 4). La pire menace qu’il soit contre l’humanité ne vient pas des hommes, de la nature, du monde, du super vilain Satan mais de Dieu Lui-même, de sa juste et sainte colère contre le péché dont nous sommes tous atteints. Et Jésus a accepté de son Père l’effroyable mission de subir à notre place le courroux de celui-ci. Et quel courroux ! Car c’est la seule menace devant laquelle notre Héros a éprouvé de la frayeur comme nous alors qu’il priait dans le jardin : « Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse. » (Luc 22.42). Et même là, Il se rendit maître de la peur. Il but la coupe de la colère de Dieu jusqu’à la lie. Et il ne s’arrêta pas là.
Veux-tu en savoir plus ? Médite déjà sur ce que tu viens de lire je t’en prie. Vois avec moi quel Sauveur merveilleux nous possédons comme le dit l’hymne.
Sois abondamment béni(e) !
À suivre…
Samedi, 05 juillet 2025 — Freddy S.

