« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié »
Matthieu 6.9
Laissons parler nos cœurs (II)
Une musique chrétienne congolaise raconte l’histoire d’adolescents dans une maison que le père surprend en train de faire des bricoles. L’un d’entre eux est leur cousin. Lorsque le père courroucé les punit, ne supportant pas la réprimande, tous s’enfuient et se dispersent. Advenu le soir, le cousin choisit de ne plus retourner à la maison disant : « Celui-là, il m’a frappé ce n’est pas mon père ». Quant aux autres, ils firent demi-tour et regagnèrent la demeure paternelle. C’est par leur attitude que la chanson se conclut ainsi : « Mais quand tu es fils de la maison tu te diras : “auprès de qui irais-je ? Ça c’est ma maison. Tu vas tout faire…même pas la fenêtre, tu retournes à la maison ».
Ce n’est pas facile de l’admettre mais de par notre nature à la naissance, les voies dans lesquelles nous avons grandi et marché, nous ressemblons beaucoup à ce cousin. Vis-à-vis de Dieu notre créateur, notre première attitude de cœur est celle d’esprits rebelles, incapables de se soumettre de bon gré à Son autorité. Qui n’a jamais grincé les dents, plissé le front, serré le poing, tapé du pied, grommelé dans son cœur si ce n’est de vive voix, à l’ouïe des commandements de Dieu ? Combien de fois lui avons-nous refusé le droit de nous dire quoi faire, quoi penser, quoi dire ? Que de fois nous avons justifié nos bricoles ! Que de fois nous avons critiqué ouvertement ou non Dieu d’avoir utilisé le bâton de la correction pour nous rappeler à l’ordre et nous ramener à Lui ! Heureux celui qui aujourd’hui peut en parler au passé parce qu’il se rapproche davantage de l’enfant de la maison que du cousin resté en dehors de celle-ci. Oui, il y a une bonne nouvelle. Nous pouvons passer d’une relation distante avec Dieu à une relation étroite, la plus étroite qu’il soit, celle de Père et de fils ou de filles « Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! » (Galates 4.4-6).
L’adoption dans les États modernes est scrupuleusement encadrée. Il faut sacrifier à de fortes exigences pour y avoir droit et c’est à l’adoptant de le faire. Celui-ci doit trouver en lui et en l’enfant désiré suffisamment de motivation pour aller jusqu’au bout de son action. L’enfant va probablement combler un vide et les préférences vont généralement aux bébés ou aux tout petits d’autant plus qu’il serait plus aisé de faire leur éducation. On entend très peu dire que des adoptants se sont empressés pour des enfants ayant franchi la dizaine, en proie à la délinquance juvénile. Pourtant, c’est exactement ce que Dieu a fait en Jésus qui a dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Marc 2.17 ). Et la meilleure c’est qu’Il n’avait pas besoin de combler un vide. Le vide c’est Lui qui le comble en nous. Qu’il est doux de se savoir aimé d’un parent dont nous n’étions pas naturellement les enfants mais qui n’a pas hésité à sacrifier ce qu’il avait de plus cher pour nous adopter, pour nous conférer le statut de fils, de filles de la maison ! Quel bonheur d’avoir pour frère, celui-là qui a été justement donné en sacrifice pour nous racheter, pour que nous appartenons à notre Père qui est dans les cieux ! Jésus n’a pas seulement été donné. Il s’est lui-même offert pour que nous jouissions aujourd’hui de tous les droits d’adoptés, y compris celui d’appeler Dieu, « notre Père ».
Je prie qu’à ta prochaine prière, tu parles à Dieu avec le cœur d’un fils, d’une fille, un cœur qui Lui est reconnaissant d’avoir payé le prix fort pour t’avoir à Lui, non plus seulement en qualité de créatures mais en celui d’enfants de Dieu, nés de l’œuvre de la rédemption accomplie par Jésus. Parce que tu es aimé(e), chéri(e) et adopté(e) par le grand Dieu, tu penseras chaque mot du “Notre Père”. Quand tu t’enfermeras dans ta chambre pour lui parler, tu te sentiras vraiment chez toi, dans la maison du Père. Tu te repentiras de tout ce qui t’en a éloigné. Tu te diras en ton cœur « auprès de qui irais-je ? Ça c’est ma maison ».
Sois abondamment béni(e) !
Mardi, 12 août 2025 — Freddy S.

