« …et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif. »
1 Samuel 15.9
Petit n’est pas petit (I)
Saül, roi d’Israël choisi par l’Éternel et oint par le prophète Samuel, est chargé par l’Éternel de frapper les Amalécites et de dévouer par interdit tout ce qui leur appartient. En effet, ces derniers avaient fermé le chemin au peuple d’Israël lorsque celui-ci fut sorti de la servitude d’Égypte (1 Samuel 15.2-3). Saül frappa Amalek, mais le peuple et lui épargnèrent le meilleur du bétail pour ne dévouer que ce qui était méprisable et chétif (1 Samuel 15.9) sous prétexte qu’il voulait l’offrir en sacrifice à l’Éternel.
La conséquence de cette ‘‘petite’’ désobéissance fut l’irritation de Dieu qui s’est repenti d’avoir choisi Saül comme roi. En effet, l’expression « dévouer par interdit », très souvent utilisée dans la bible, signifie consacrer quelque chose à Dieu de manière irrévocable et complète, en vue de sa destruction totale.
Dans ce fragment d’histoire, Dieu qui avait délivré son peuple de la servitude, requérait son obéissance au travers de son leader et voulait s’assurer que ce peuple se départirait de tout ce qui avait été une entrave à sa liberté. L’histoire de Saül est la nôtre aujourd’hui. En effet, nous sommes, ou avons été, sous la domination du péché (Romains 3.23). Mais Dieu dans son amour et sa miséricorde nous a délivré de cet état (Jean 3.17) et nous recommande -une fois que nous prenons conscience de notre liberté-, de détruire tout ce qui a fait et fait obstacle entre nous et Lui ; et de le Lui dévouer par interdit (Galates 5.25). Bien sûr, nous, comme Saül, allons souvent en guerre mais n’acceptons de ne dévouer que le menu fretin de nos péchés quand le sacrifice de ce qui est gras nous coûte. Et comme Saül, nous ne manquons pas de justificatifs pour expliquer la désobéissance.
Nous entretenons tel péché parce que Dieu est miséricorde, nous nous soumettons à tel compromis parce que « la chair est faible » ou qu’il est difficile de faire partie du monde tout en étant différent du monde. La question est : Quel est ou quels sont les ‘‘meilleurs’’ péchés que nous refusons de dévouer par interdit à l’Éternel ?
Paul nous exhorte à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12.1). Laissons donc mourir et brûler en nous toutes les parties mortes (péchés) surtout les ‘‘meilleures’’, celles « grasses » dont l’odeur de la destruction sera véritablement agréable à Dieu.
Dans tes combats, qu’est-ce que tu n’as pas encore présenté au Seigneur pour être dévoué par interdit ? Souviens-toi que si tu es mort avec Christ, tu dois croire que tu vis aussi avec lui, sachant que la mort n’a plus de pouvoir sur lui et donc sur toi (Romains 6.8-9). Ce ‘‘petit’’ péché que tu négliges n’est pas aussi petit que tu le crois, car il t’éloigne de la face de Dieu.
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 14 novembre 2025 — Fabrice K.

