« Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans, Et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; Et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, Car le temps passe vite, et nous nous envolons. »

Psaumes 90.10

À l’annonce du départ de grand-mère, une bonne amie a merveilleusement fait allusion au texte de référence. Grand-mère s’en est allée à 83 ans. Elle comptait donc parmi les plus robustes à qui Dieu accorde la grâce de dépasser la limite d’années de vie qu’Il impose au commun des mortels. Et le fait qu’Il impose cette limite est d’autant plus vrai que « la génération de nos grands-parents s’éteint peu à peu » – pour emprunter à l’une des voix les plus réconfortantes que j’ai entendues depuis le début de l’épreuve de notre famille-, et que l’espérance de vie tend à sérieusement diminuer. Dans mon pays, les anciens racontent par exemple que les malades atteints de cancer étaient des cas résiduels. Les modernes diraient que la médecine n’avait pas leur progrès actuel. Quoiqu’il en soit, vieillir est un luxe de moins en moins à la portée de tous. Ce que l’Écriture avait déjà annoncé. Un cas de mort particulièrement trouvé prématuré dans la Bible et qui m’a frappé, c’est celui annoncé à un roi, Ézéchias. « Ézéchias tomba malade d’une maladie mortelle. Le prophète Isaïe, fils d’Amots, vint vers lui et lui dit : “Ainsi parle l’Éternel : Mets de l’ordre dans ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras pas.” » (2 Rois 20.1). Quel choc cela a dû être d’entendre une telle parole d’autant plus quand on imagine bien, déduction faite des données bibliques, que le roi devait avoir seulement environ 39 ans à ce moment-là (2 Rois 18.2 ; 2 Chroniques 29.1 ; 2 Rois 20.5-6 ; 2 Chroniques 32.25-26). 

Imaginons-nous à la place du monarque ! Et nous ferions mieux de nous mettre à sa place car d’une certaine manière, Dieu en se réservant le jour de notre départ sur terre, nous dit à chacun « Mets de l’ordre dans ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras pas ». Que ce soit aujourd’hui, demain, après-demain, ou dans 70 ans, nous allons mourir, nous ne vivrons pas d’ici-là peut-être. Il ne tient qu’à Dieu de prolonger notre séjour sur terre, de quelques jours,  semaines,  mois, ou années. Parce qu’Il est riche en bonté, Il le fait déjà au moment même où nous lisons ou écoutons ces lignes. Dans le jardin d’Eden, quand Dieu a dit à Adam,  « tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2.17), ce n’était pas une simulation, un mensonge, un coup de bluff. Adam après qu’il ait désobéi avec Ève, « vécut … neuf cent trente ans ; puis il mourut. » (Genèse 5.5), tout simplement parce que comme le disent à répétition les Écritures, le Seigneur est « L’Éternel ! l’Éternel ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité » (Exode 34.6). Il a prolongé les jours d’Adam, comme Il l’a fait pour le roi Ézéchias, pour grand-mère Martine et comme Il le fait pour nous. 

Seulement gardons nous de nous complaire dans la pensée illusoire qu’il en sera toujours ainsi. Elle est tout aussi insensée que la pensée qu’aujourd’hui et demain nous appartiennent, que la vie dépend des moyens et soins dont nous disposons pour nous entretenir. « Je le sais, ô Éternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir ; ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas » (Jérémie 10.23). « L’homme n’est pas maître de son avenir, et nul n’a le pouvoir de retenir son souffle » Ecclésiaste 8.8. « Gardez-vous avec soin de toute avarice ; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. » (Luc 12.15).  « Tu diras peut-être en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses. Souviens-toi de l’Éternel, ton Dieu, car c’est lui qui te donnera de la force pour les acquérir. » (Deutéronome 8.17-18). Nous pouvons être fauchés par un accident dans le véhicule le plus « customisé ». Nous pouvons nous payer les meilleurs soins possibles et néanmoins être victimes d’une erreur médicale, ou faire simplement partie d’un cas que la médecine ne peut ni guérir ni même répertorier. Les check-up ne sont pas des vaccins contre la maladie et la mort subite. Même 100 ans de plus nous paraîtront comme le jour d’hier et nos cellules cesseront de se régénérer à un moment et pour des raisons que nous ne maîtrisons pas d’avance. Que faut-il comprendre ? Pour cela, revenons à la toute première parole donnée par Dieu à Ézéchias « Mets de l’ordre dans ta maison ». À nous aussi Il le dit. Amos, un prophète le reformule ainsi : « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu ! » (Amos 4.12, LSG). Comment vivons-nous ? Qu’y a-t-il dans nos maisons, dans nos vies, dans nos relations, nos activités que nous devions mettre en ordre ? Encore une fois il ne s’agit pas de laisser des maisons bien remplies mais bien ordonnées, physiquement, moralement et spirituellement. 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 26 novembre 2025 —Freddy S.

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