« Dieu dit à Moïse : Monte vers l’Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix des anciens d’Israël, et vous vous prosternerez de loin. Moïse s’approchera seul de l’Eternel; les autres ne s’approcheront pas, et le peuple ne montera point avec lui […]. Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent. »

Exode 24.1-2, 9-11

(V.1-2) Nadab et Abihu seront pris du peuple pour monter vers Dieu et l’adorer à distance, à la suite de Moïse. Ce qui était à la fois un privilège, une prémunition et une interpellation. Une telle adoration et la distance qui la caractérisait vis à vis de son unique et saint objet auraient dû rester dans leur mémoire. Comme nous oublions si vite, et les conséquences en sont tragiques ! Nadab et Abihu vont jeter cet épisode de leurs vies aux oubliettes au péril de celles-ci, lorsque, loin de la montagne de l’épouvante et dans la banalité d’un quotidien qui ne laisse présager aucune conséquence à notre insouciance, ils offriront un feu étranger qui leur sera fatal. 

Quelle omniscience de Dieu et quelle parfaite connaissance Il a des hommes ! Il a précisément donné à Nadab et Abihu un plus grand aperçu de sa sainteté, qu’Il en a fait pour le peuple. Nadab et Abihu en savaient assez pour agir en conséquence. Il leur a ôté toute excuse susceptible de les délier de leurs responsabilités. 

(V.9-11) Les grands privilèges viennent avec de grandes responsabilités. Quelles faveurs que celles qui avaient été accordées à Nadab et Abihu ! Non seulement ils sont montés vers Dieu alors que le peuple a été laissé de côté, mais encore ils ont eu une vision extraordinaire de Dieu et ont communié avec Lui, fut- ce à distance. La montagne n’était pas seulement celle de l’épouvante mais aussi celle de la contemplation, de l’adoration et de la communion. Hélas tout cela ne signifiera plus rien pour eux. 

Ils avaient vu Dieu. Ils auraient pu en mourir mais Dieu les a épargnés. Ils avaient vu à la fois la sainteté et la miséricorde de Dieu. Cela aurait dû les maintenir dans la crainte. Malheureusement, après ce spectacle inédit, ils sont passés à autre chose. Peut-être se sont-ils dits que s’ils avaient survécu à la montagne ardente (v.17), ils n’avaient rien à craindre d’un tout petit feu. 

Sois béni(e) abondamment !

Lundi, 24 mars 2025 — Freddy S.

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