« Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.»

Matthieu 7.7

C’est parfois un véritable casse-tête de chercher une chose dont on a oublié l’emplacement ou la position. Mais plus la chose a de valeur, plus les recherches sont persistantes, minutieuses et approfondies. On n’hésite pas à mettre ses affaires sens dessus dessous à ces fins. On parle même parfois de remuer ciel et terre. On conçoit mal qu’une quête se mène sans effort quand son objet par exemple est un travail, de l’argent, un partenaire, un trésor, en somme ce qui est matériel et temporel. Quand on en vient à ce qui est spirituel et éternel, on observe quelquefois la tendance inverse.

Jésus qui “est venu chercher et sauver ce qui était perdu ” (Luc 19.10) a parfaitement illustré par son exemple ce qu’est la quête spirituelle, celle de l’âme humaine. Il en donne une double image  dans Luc 15.4-10. On y voit en premier un berger qui, déplorant la disparition d’une seule brebis sur les cent sous sa houlette, se démanche sans répit pour la retrouver jusqu’à ce qu’il y parvienne. On lit ensuite le soin particulier avec lequel une ménagère s’est appliquée à la recherche d’une pièce de monnaie perdue jusqu’à ce qu’elle obtienne satisfaction. Citons enfin à la suite de ces illustrations du Seigneur, le cas dans Actes 10 du centenier romain Corneille, homme pieux et généreux qui a envoyé chercher l’apôtre Pierre pour entendre un message d’une importance capitale qui va changer pour l’éternité le cours de sa vie.

Et combien peu d’efforts nous mettons dans la conquête des âmes ! Nous cédons promptement à la facilité et prenons des raccourcis pour voir les cœurs acquis à la cause de Christ. Nous faisons de l’Évangile un produit bon marché et nous épargnons à ceux ou celles que nous ciblons le moindre effort de s’intéresser sincèrement à la question de leur salut. Nous prenons leurs sentiments religieux pour d’authentiques convictions et décrétons qu’ils sont nés de nouveau quand nous réussissons le tour de force de leur faire faire la prière dite du pêcheur. Conséquences : nous ne suivons pas l’exemple d’amour, de persévérance du Seigneur et ne témoignons pas d’un réel intérêt pour les âmes égarées. Celles-ci s’en tiendront à une foi superficielle.

Pourtant quelle joie et soulagement il y a au terme de longues et âpres recherches ayant heureusement abouti. L’objet tant désiré en valait la peine. Bien sûr Dieu pour sauver attire à Jésus (Jean 6.44) les âmes mais jamais sans que celles-ci n’en éprouvent la faim et la soif (Jean 7.37). Lorsqu’il nous utilise dans Son œuvre salvatrice, mettons toute notre ardeur à encourager, à attiser cette faim et cette soif. Suscitons la curiosité de nos interlocuteurs et orientons-les sur le chemin en les laissant le soin d’aller à la rencontre du Sauveur. Une telle rencontre personnelle bouleverse à coup sûr. Elle le fait à tout jamais.

Sois béni(e) abondamment !

Lundi, 06 janvier 2025 — Freddy S.

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