« En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. »
2 Corinthiens 7.10
La tristesse selon Dieu
Paul avait, dans une précédente lettre, dû reprendre sévèrement les fidèles de l’Église de Corinthe. Mais ensuite, ayant été mis au courant de combien cela les avait attristés, il a eu quelque peu à le regretter. Cependant, lorsqu’il reçoit le témoignage de Tite concernant ceux qui étaient pour lui des enfants dans la foi, son cœur se remplit de joie et il n’a plus aucun regret. Pourquoi ? Parce que ce qui avait été une tristesse pour eux est devenu un moyen par lequel Dieu a accompli ses desseins, en les amenant au changement.
Le but de Paul n’était pas de les rendre tristes. Il était conduit par l’amour et par le désir de les voir vivre en accord avec ce qu’ils sont en Christ. Mais si cette tristesse a pu les amener à une repentance sincère et à un changement d’attitude, alors c’était une bonne chose. C’est une tristesse selon Dieu, qui ne nous garde pas dans une culpabilité à cause de nos fautes, mais qui nous transforme.
Pour illustrer cela, l’un des meilleurs exemples est celui de Pierre et Judas. Pierre a renié le Seigneur et a éprouvé de la tristesse, il a beaucoup pleuré, et s’est senti très mal. Mais lorsqu’il apprend que Jésus-Christ est ressuscité et que celui-ci lui apparaît alors qu’il est en train de pêcher, Pierre plonge dans l’eau pour retrouver son Seigneur.
Cette situation a changé Pierre. La tristesse qu’il a éprouvée lui a permis de réaliser que ce n’est ni par sa force ni par sa puissance, mais par l’Esprit de Dieu qu’il peut rester fidèle à Jésus. C’est pourquoi, par la suite, il ne va plus agir précipitamment, mais attendre le signe promis par le Seigneur dans la chambre haute. Voilà ce Pierre qui parle de Christ avec courage devant une foule immense. La tristesse qu’il a ressentie l’a amené à une vraie repentance, un changement d’attitude. Il a appris à compter sur le Seigneur par le Saint-Esprit pour persévérer.
Judas, tout comme Pierre, a mal agi, et il est clair qu’il a éprouvé beaucoup de remords, ce qui l’a amené à remettre l’argent qu’il avait pris pour livrer Jésus. Mais rongé par la culpabilité et les regrets, il ne trouva pas le pardon en Dieu parce qu’il ne choisit pas de se repentir. Il préféra se suicider, n’ayant pas su voir en Jésus le Christ, le Messie, pour s’humilier devant Dieu et se tourner vers lui.
Lorsque nous sommes face à notre péché et que Dieu nous le montre, que faisons-nous ? Est-ce que nous nous sentons mal quand on nous dit que notre manière de vivre n’est pas la bonne, que nous avons mal agi ? Ressentons-nous de la tristesse lorsque nous réalisons combien notre attitude ou notre vie offense Dieu ?
Il est bon de se sentir mal, d’éprouver de la tristesse. Mais ce qui importe, c’est ce que nous en faisons. Si la tristesse nous transforme, alors n’y pensons plus et rendons grâce à Dieu pour les leçons que nous avons pu en tirer, comme Pierre, et appuyons-nous désormais sur le Saint-Esprit. Mais si cette tristesse ne nous change pas et nous pousse à abandonner, à nous détacher de Dieu à cause de la culpabilité, voire à désespérer, alors elle ne vient pas de Dieu.
Que le Seigneur t’ouvre les yeux sur ton péché, sur tes mauvaises pensées et actions, non pour que tu sois rempli d’une tristesse qui conduit à la mort, mais pour que cela produise une tristesse qui te pousse à la repentance et à un abandon total au Seigneur Jésus-Christ.
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 07 novembre 2025 — Kevine P.

