« En effet, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à un mode de vie impie et aux convoitises de ce monde et à vivre dans le temps présent conformément à la sagesse, la justice et la piété.»

Tite 2.11-12

En effet, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à une vie impie et aux convoitises de ce monde, pour vivre dans le temps présent avec sagesse, justice et piété (Tite 2.11-12). Cette puissante vérité biblique nous appelle à une transformation radicale. Or, la réalité de notre monde nous confronte souvent à l’antithèse de cette pureté divine. Un comédien racontait, lors d’un spectacle à la fois drôle et triste, l’histoire d’un ingénieur qui fabriqua un appareil capable de détecter si une jeune fille avait eu des relations intimes. Si oui, l’appareil émettait un bip. En faisant les tests dans l’internat d’un collège de jeunes filles, l’appareil se mit à biper frénétiquement jusqu’à exploser. 

Cette histoire, aussi amusante qu’elle puisse paraître, nous confronte à une réalité profonde et douloureuse : celle de la banalisation des relations intimes hors mariage et la place démesurée que l’impudicité a prise dans nos sociétés. Cet appareil imaginaire qui « bipe » sans cesse est un triste miroir de la perte d’une valeur fondamentale : la pureté. Dans un monde où la sexualité est omniprésente, et souvent déconnectée de l’amour, de l’engagement et du respect, il est facile de se laisser emporter par les courants dominants. La pornographie est à portée de clic, les relations occasionnelles sont normalisées, et la pression sociale pousse à des comportements qui vont à l’encontre des principes bibliques. L’impudicité – qui englobe la fornication, l’adultère et toute impureté sexuelle – n’est pas seulement un acte ; elle prend souvent racine dans une pensée, un regard, une exposition délibérée à des contenus qui souillent l’esprit. Face à ce constat accablant de l’impudicité envahissante, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à emprunter un chemin radicalement différent. 

La Bible est claire : notre corps est le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6.19). Ce n’est pas une simple suggestion, mais un appel pressant à la sainteté. Cela signifie que chaque partie de notre être est destinée à refléter la gloire de Dieu. C’est ici que la maîtrise de soi devient non seulement pertinente, mais vitale. Face à la submersion de l’impudicité, le fruit de l’Esprit que nous sommes invités à cultiver activement est précisément la maîtrise de soi. Cette maîtrise n’est pas une simple force de volonté humaine ; c’est une capacité surnaturelle que le Saint-Esprit développe en nous. C’est le pouvoir divin de dire « non » aux désirs charnels qui nous asservissent, et « oui » à la pureté qui nous libère véritablement et honore Dieu. Développer la maîtrise de soi, c’est concrètement contrôler ses pensées (fuir la pornographie, éviter les contenus impurs, et remplir notre esprit de ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, digne d’approbation selon Philippiens 4.8), discipliner ses regards (choisir de les détourner de ce qui nous pousse à la convoitise), et garder son corps (refuser de participer à toute forme d’impudicité, qu’elle soit physique ou virtuelle).

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 02 août 2025 — Hermas K.

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