« Sa femme lui dit : Tu es encore intègre ? Maudis Dieu, et meurs. »
Job 2.9
Maudire Dieu et mourir … la pire des folies !
Il arrive parfois que l’on se pose cette question intrigante : « Pourquoi les bonnes choses arrivent aux mauvaises personnes, et les mauvaises choses aux bonnes personnes ? » Si vous souffrez, cela ne signifie pas nécessairement que vous avez fait quelque chose de mal.
L’histoire de Job est une exploration puissante de la foi, de la souffrance et de la quête de compréhension dans l’adversité. L’intégrité de Job est mise à l’épreuve lorsque sa santé physique se détériore. Sa femme, également accablée par le chagrin, lui dit qu’il devrait maudire Dieu et mourir ! Ses amis, Eliphaz, Bildad et Zophar, viennent lui offrir leurs conseils. Mais au lieu de réconforter Job, ils l’accusent. Eliphaz commence par révéler ce qui est pour lui l’évidence : « où donc a-t-on vu des justes exterminés ? … La misère ne sort pas de la terre, la peine ne germe pas du sol. C’est l’homme qui engendre la peine » (Job 4.7, Job 5.6-7), Bildad lui se montre plus incisif : « si tes fils ont péché contre lui (Dieu), il les a punis pour leurs fautes » (Job 8.4), Zophar poursuit en disant « si Dieu pouvait parler…tu saurais que Dieu te demande compte de ta faute. Prétends-tu sonder la profondeur de Dieu ? » (Job 11.5-7), malgré tout, Job est resté fidèle envers et contre tout.
Cette partie de l’histoire de Job nous plonge profondément dans la nature de la souffrance injuste et dans la complexité de la recherche de réponses à la question de savoir « pourquoi les justes souffrent ». Les dialogues entre Job et ses amis révèlent une lutte réelle avec le concept de justice divine et de droiture humaine. Job conserve son intégrité, refusant de maudire Dieu malgré l’insistance de ses amis et le conseil de sa femme. Plus tard, Elihu va développer une explication nouvelle et contraire à celles des amis de Job, faisant comprendre que certes l’homme n’est pas toujours en mesure de comprendre Dieu, mais il est trop grand et trop sage pour que l’homme puisse mettre en doute sa justice. Pour lui, il convient donc de se soumettre à la souveraineté de Dieu.
À travers la démonstration de foi de Job, nous sommes invités à réfléchir à la nature de la foi qui tient bon même lorsque les raisons de notre souffrance sont cachées ou injustifiées. L’intégrité inébranlable de Job face à l’affliction physique et au tourment psychologique souligne la profondeur de sa foi et la force de son caractère.
Réfléchis à tes propres réactions face à la souffrance et à l’adversité. Y a-t-il des domaines dans ta vie où tu as été prompt à trouver des coupables, en toi-même ou chez les autres, pour les défis auxquels tu es confronté ? Si tu as cru en Jésus-Christ, mets-toi au défi de faire confiance à la souveraineté et à la bonté de Dieu et de conserver ton intégrité, quelles que soient les pressions externes ou internes auxquelles tu es confronté.
Sois béni(e) abondamment !
Mardi, 29 avril 2025 — Claude B.

