« L’amour ne soupçonne point le mal. »
1 Corinthiens 13.5
Le mal, effacé du registre de compte
Le verbe soupçonner qui est utilisé dans ce passage de la Bible est logizomai, un terme employé dans le domaine de la comptabilité. Il signifie notamment compter, décompter, calculer. C’est l’idée de tenir compte de, de faire le compte de. Il est aussi à noter que ce mot se réfère à des faits, non à des suppositions. Ainsi, lorsqu’on dit que l’amour ne soupçonne pas le mal, cela signifie entre autres que “l’amour ne fait pas le compte du mal qui a été fait”. Le mal a bel et bien été commis, ce n’est pas une supposition, c’est clair, mais l’amour choisit d’effacer, de gommer, de ne pas tenir de comptes.
Nous n’avons pas seulement été soupçonnés du mal, comme si nous pouvions être présumés innocents. Non. Nous avons bel et bien fait le mal, offensé Dieu par nos péchés. Si les comptes de nos actions mauvaises et iniques devaient être inscrits dans un registre, celui-ci serait très certainement dense aujourd’hui. Mais Dieu a choisi de ne pas en tenir compte. Il a volontairement choisi de tout effacer en démontrant son amour. Un amour qui l’a conduit à offrir son Fils, son Unique. Cela va au-delà du simple fait de pardonner, car non seulement nous sommes pardonnés en Christ, mais en plus, la dette de nos fautes a été payée.
Tu sais, quelqu’un peut te pardonner d’avoir mal agi, tout en te demandant de payer les dommages et intérêts causés par ton action. La sentence peut demeurer malgré le pardon. Tu peux te retrouver en prison, selon ce que prévoit la loi, même si la personne à qui tu as fait du tort te pardonne. Et pourtant Dieu, Lui, va non seulement nous pardonner, mais aussi ôter complètement le mal, de sorte que nous n’ayons plus aucune dette, et qu’au lieu de passer notre éternité dans la géhenne, les portes du Royaume des cieux nous soient ouvertes.
Quelle grâce de savoir que l’amour, qui est Dieu (1 Jean 4.8), exprimé en Jésus-Christ, a pu effacer tout le mal que nous avons commis. Dieu a agi envers nous comme ce Maître qui a remis la dette de son serviteur, alors que celle-ci était très considérable (Matthieu 18.27). Et oui, nous rendons grâce pour cela. C’est pourquoi nous avons cru en Christ.
Seulement, après avoir reçu sa vie en cadeau, après avoir accepté son salut, est-ce que nous marchons selon ses pas ? Parce que ce serviteur, à qui le Maître a remis sa dette, avait aussi un de ses compagnons qui lui devait beaucoup moins que ce qu’il devait à son Maître. Et pourtant, il n’a pas agi comme son Maître et a tenu à être payé (Matthieu 18.28-30).
Je rends grâce de ce que ma dette et la tienne ont été payées en Jésus-Christ. Crois-moi, il t’a vraiment sauvé d’une mort certaine, et l’accepter comme le Seigneur de ta vie ne peut qu’être une bonne chose pour toi, car il est un Maître bon et plein de compassion. Seulement, sache aussi suivre son exemple, parce que l’histoire de cette parabole racontée par Jésus nous montre clairement quelle sentence a été réservée par la suite à ce serviteur qui n’a pas su manifester de la compassion envers son compagnon, alors qu’il en avait largement bénéficié de la part du Maître (Matthieu 18.31-35).
Sois béni(e) abondamment !
Lundi, 05 mai 2025 — Kevine P.

