« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme. Et les deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair.  »

Marc 10.7-8

Le mariage est un sujet complexe à aborder. Il est fait de tant de bonnes choses, et c’est le plan de Dieu que mari et femme soient heureux ensemble. Malheureusement, parfois c’est un échec du fait des mariés eux-mêmes. Quand le mal s’installe dans un foyer, il y a dérives, disputes, tensions, conflits, incompréhensions, orgueil, égoïsme, mauvais choix, mensonges, rébellion, etc. L’absence de communion avec Dieu entraîne une absence de communication entre les conjoints. Limités par le fait de penser qu’ils ont la maîtrise de la situation, des jeunes couples n’acquièrent pas la sagesse dans la gestion de leur maison, n’apprennent pas des situations que les autres ont vécues avant eux. C’est ce qui arrive lorsque Dieu n’a pas sa place au sein d’un foyer. Au lieu de dire “complémentarité”, nous disons “différence”. Au lieu de vivre “l’unicité”, nous vivons le “détachement”. 

La parole du jour met en exergue deux notions très importantes : le détachement et l’unicité. 

Il est important de le préciser. Premièrement, tout commence par un détachement, loin de notre cercle familial nucléaire. Ceci implique une préparation à embrasser une nouvelle manière de faire. C’est comme quitter une ville pour s’installer dans une autre, avec tout ce que cela implique en termes d’adaptation. La préparation, c’est ce qui fera la base de l’adaptation. Et les problèmes sus-cités peuvent venir de la mauvaise gestion de cette base. 

Deuxièmement, une mauvaise compréhension de la notion de complémentarité peut engendrer des incompréhensions au sein du couple. Au début de l’engagement, les choses semblent simplistes et faciles. Elles semblent nous garantir un mariage réussi et heureux. Nous pensons être en symbiose. Mais ensuite, surviennent les malentendus. Encore, et encore. L’idée qu’on se faisait de notre union est remise en question et une toute autre réalité apparaît. On se demande subitement comment le choix a été fait. On en vient même à se culpabiliser, et à ruminer de l’intérieur pour les plus introvertis.  D’autres virent à la violence verbale ou physique. Les critiques s’accumulent, et la probabilité d’adultère devient élevée. Pourtant, Dieu dit que celui qui trouve une femme a trouvé le bonheur (Proverbe 18.22). Mais comment le bonheur peut-il se transformer en calvaire ? La réponse est dans les éléments de base.

Ne nous nourrissons pas d’illusions par rapport au mariage. Concevons-le simplement tel que Dieu le veut, pour nous préparer en conséquence. Faire un, c’est être fusionnel. Être patient quand les défauts apparaissent, c’est chercher à les transformer pour en faire des forces. Maximiser sur les qualités, c’est chercher à se compléter. Prendre soin de l’autre comme s’il s’agissait de soi-même, considérer ses intérêts avant les nôtres, accepter de se sacrifier pour faire ressortir d’elle ou de lui le meilleur, et payer le prix dans la prière sans frustration ni condamnation, c’est ce que Dieu attend de nous. Et seul Lui, qui est parfait en toute chose, est en mesure de nous aider à avoir la bonne approche. Dieu a tout orchestré avant la création, Il est donc le Maître et l’Artisan d’un foyer réussi. Il veut être lui-même la fondation ferme et inébranlable de nos relations, à condition que nous lui fassions de la place.  

Sois béni(e) abondamment !

Dimanche, 06 avril 2025 — Frank G.

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