« Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre ; Parmi eux sont l’aveugle et le boiteux… »
Jérémie 31.8
L’aveugle et le boiteux
Les amoureux de l’histoire biblique sont familiers des aventures et mésaventures du premier des peuples choisis par Dieu : Israël. Au nombre des secondes figure la déportation et la captivité de ce peuple en Assyrie et à Babylone, suite à sa rébellion invétérée envers Dieu. Au rang des premières, son retour de cette captivité et sa restauration sous l’Empire médo-perse. Celles-ci avaient été, comme les précédentes, annoncées, décrétées et orchestrées par Celui qui est Maître du temps et des circonstances, le Dieu fidèle à son alliance envers un peuple qui ne méritait pas une fidélité aussi aimante. Pour montrer à quel point le Seigneur tenait à la réalisation de ses promesses et le caractère extraordinaire qui ne leur faisait jamais défaut, Il avait précisé qu’au sein des exilés sur le chemin du retour à leur terre, on y verrait l’aveugle et le boiteux, deux personnes souffrant d’une incapacité physique permanente propre à entraver leur mobilité.
L’aveugle, naturellement, ne voit pas le chemin sur lequel il marche. Le boiteux éprouve des difficultés à y marcher même s’il le voit. Le retour d’exil massif étant déjà en lui-même un fait incroyable, l’Israélite déporté ne s’imaginait pas, en plus, avoir pour compagnons de route des contemporains de cette condition. Pourtant, Dieu ne laissera personne derrière. Non seulement ces derniers feront partie du voyage, mais en plus, Dieu mettra par eux le sceau à la réalisation de la prophétie de son serviteur Jérémie.
Cet épisode nous enrichit de la connaissance de Dieu. Nous y voyons sa fidélité et sa miséricorde, qui vont chercher et toucher les plus défavorisés des hommes, ceux qui auraient été facilement des laissés-pour-compte. Dieu se plaît en plus à choisir “les choses faibles du monde pour confondre les fortes” (1 Corinthiens 1.27). Aujourd’hui encore, nous avons des aveugles et des boiteux physiques. Ayons pour eux une attention et une sollicitude toute particulières. Cependant, ne passons pas à côté de l’image qu’ils renvoient de nous-mêmes.
En effet, nous sommes naturellement aveugles aux réalités spirituelles et déviants moralement, incapables de marcher droit par nous-mêmes et de nous diriger parfaitement. Nous sommes esclaves de notre monde et de Satan, son chef, par l’effet de nos propres péchés, jusqu’à ce que Dieu, dans un amour fidèle, fasse irruption dans nos vies et en change le cours. Il a en effet envoyé Son Fils Jésus afin que “ceux qui ne voient point voient” et que “les boiteux marchent” (Jean 9.39, Matthieu 11.5). Il a proclamé “aux captifs la délivrance, aux aveugles le recouvrement de la vue” (Luc 4.18-19). Il a brillé par une vie parfaite qu’Il a sacrifiée pour nous libérer et nous ouvrir la voie vers Dieu et le royaume des cieux. Nous pouvons désormais faire partie du voyage. Non seulement le Seigneur ne nous rejette pas à cause de nos handicaps, mais il les ôte. Il est lui-même à la fois le chemin et la lumière. (Jean 4.6 ; 9.5 ; 14.6).
Confions-nous en Celui qui ne fait pas qu’accueillir l’aveugle et le boiteux, mais qui a aussi le pouvoir de les délivrer des ténèbres et de les faire marcher dans la lumière. Disons-Lui : “Ouvre mes yeux, Seigneur, et affermis mes pas.”
Sois béni(e) abondamment !
Vendredi, 31 janvier 2025 — Freddy S.

