« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. »
1 Timothée 6.10
Qui n’aime pas l’argent ? (I)
Si tous les chemins en dehors de Dieu mènent au mal, alors l’amour de l’argent en est l’autoroute. Mais certains objecteront : « Qui donc n’aime pas l’argent ? »
Même si cette question sert le plus souvent à justifier le matérialisme et la cupidité sous le fallacieux prétexte de leur universalité, elle mérite tout de même d’être posée. Il serait difficile pour chacun d’entre nous d’y répondre honnêtement autrement que par un oui. Ce qui, en soi, n’a rien de valorisant ni d’encourageant. C’est un peu comme poser les questions suivantes : Qui n’a jamais péché ? Qui a toujours fait preuve de désintéressement et d’intégrité ? Qui n’a jamais cherché son propre avantage ou agi par pur intérêt personnel ?
Nous ne pouvons que répondre par la négative : personne, « car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23). « Qui n’aime pas l’argent ? » est une question bien plus complexe qu’il n’y paraît car qu’est ce que l’argent ? Une chose et une parmi les bonnes que Dieu ait créées. La première fois qu’il est mentionné dans la Bible, c’est dans Genèse 13.2 en rapport avec le père des croyants : Abraham, autrefois Abram. Il est dit qu’ « Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. » Tôt, l’argent s’était révélé un des principaux signes extérieurs de richesse matérielle. Il n’y a jamais eu de mal, en soi, à en posséder en abondance – et il n’y en a toujours pas.
Dans cet ordre d’idées, la Bible fait savoir qu’on ne peut servir deux maîtres à la fois, on ne peut aimer Dieu et Mammon (Matthieu 6.24).
« Mammon » qui dérive du mot grec « Mammonas » fait référence à la richesse considérée comme fondement du bonheur, comme seule chose nécessaire à la vie. Jésus condamne cet esprit de lucre, cette soif d’acquérir, de s’enrichir à tout prix et à tous les prix, cette soif née de la convoitise et de l’impatience, qui pousse l’homme à y consacrer toutes ses forces et ses pensées, au point de rejeter le Seigneur Jésus. C’est sans doute ce qui est arrivé à l’Eglise de Laodicée, qui s’est trouvée satisfaite de ses acquisitions matérielles au point où elle n’a pas discerné que pour le Seigneur elle était pauvre, nue et aveugle (Apocalypse 3.17-19).
Le texte de ce jour nous met sérieusement en garde quant à notre rapport avec l’argent, qui peut être une véritable source de perdition, car la cupidité peut amplifier la tentation de tout autre péché, et nous conduire au désastre.
Ne sois donc ni parmi les cupides ni au rang des avides, vivant pour t’enrichir et paraître opulent aux yeux des hommes, tout en étant pauvre et nu aux yeux de Christ comme l’Eglise de Laodicée.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 19 juin 2025 — Freddy S.

