« Ainsi donc, en tant qu’être choisis par Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. »

Colossiens 3.12

Imaginez une table dressée, les rires et les conversations animées d’une famille et d’amis réunis. L’hôte, un homme aimant, a invité ses proches à un festin préparé avec soin par son épouse. Les plats sont servis, les arômes chatouillent les narines, et l’enthousiasme est palpable. Mais voilà qu’un grain de sable a failli gâcher ce moment : un excès de sel, une erreur culinaire qui aurait pu tourner au désastre. L’hôte, premier à goûter, s’en rend compte. Au lieu de blâmer son épouse ou de la critiquer, il choisit une autre voie. Faisant semblant de vouloir donner plus de goût au repas en ajoutant du sel, il y met une pincée supplémentaire en veillant à ce que ses hôtes le voient faire. La conséquence est immédiate : tous attribuent le goût excessif à l’hôte, le croyant responsable de l’erreur. Il accepte le blâme sans broncher, mais plutôt soulagé de porter la responsabilité de l’erreur de sa femme qu’il a sciemment camouflée. 

Ressentez-vous cette douce chaleur d’un amour désintéressé ? L’hôte, tel un phare dans la tempête, choisit avec humilité de couvrir la faute d’une autre. Dans nos propres vies, combien de fois avons-nous cédé à la tentation du blâme, oubliant que la compassion est le véritable sel de nos relations ? Réfléchissons à ces moments où nous avons protégé un être cher, porté son fardeau, ou simplement offert un soutien discret. Aujourd’hui, engageons-nous à cultiver cette bienveillance. Face aux erreurs des autres, choisissons la compréhension plutôt que le jugement. Offrons notre épaule, notre écoute, notre présence, sans attendre de reconnaissance. Soyons ce phare, cette présence rassurante, dans le tumulte de la vie. Rappelons-nous que la force véritable réside dans l’humilité, dans la capacité à protéger et à soutenir, dans l’amour qui se sacrifie pour le bien d’autrui. Aujourd’hui, agissons avec cet amour, cette humilité, cette compassion, et laissons une douce lumière jaillir de nous pour illuminer nos interactions.

Prenons un temps de silence, et laissons résonner en nous l’image de cet hôte bienveillant, ce chef de famille qui a choisi de porter la responsabilité de l’erreur de sa bien-aimée. Son geste discret, empreint d’humilité et d’amour, nous rappelle le sacrifice ultime du Bon Berger, Jésus, qui s’est sacrifié pour nous. « Je suis le bon berger, et le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). Que cette vérité profonde soit ancrée dans nos cœurs.

Sois béni(e) abondamment !

Jeudi, 10 avril 2025 — Hermas K.

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