« Lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de la tunique de plusieurs couleurs, qu’il avait sur lui. Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide ; il n’y avait point d’eau. »

Genèse 37.23-24

Sur les réseaux sociaux, différents types de challenges sont en vogue. On veut « prouver », « montrer », ce que l’on est, ce que l’on a. C’est le principe : on expose nos biens de valeurs, richesses, avoirs, pour attester la vie de luxe que nous menons. Tout ce qui flatte l’égo, c’est tout ce qu’on met en avant. Mais très souvent, rien de cela ne témoigne d’un véritable bonheur. Au contraire, c’est parfois un malheur déguisé, un bonheur mensonger.  

Le monde nous présente la vie comme une course dans laquelle nous sommes en compétition avec tout le monde : nos frères, camarades, amis, collègues, etc. Et parfois, le motif de concurrence peut être la possession d’une belle et grande maison, de la voiture la plus luxueuse, des vêtements les plus chics, comme si avoir toutes ces choses constituait en soi une police d’assurance au bonheur.

Conséquence, il arrive qu’on se retrouve à faire des compromis opposés aux valeurs saines afin   d’atteindre ce que le monde nous a toujours présenté comme besoin alors que ce n’est que pure illusion. 

On se retrouve en train de mesurer notre vie à l’échelle de celle d’un autre, ce qui fait naître en nous la convoitise. On est comme démangé par l’envie et rongé par la jalousie. 

L’histoire de Joseph et de ses frères nous donne une image vivante du pouvoir destructeur de la jalousie. Les frères de Joseph ont laissé le favoritisme de leur père et les rêves de grandeur de Joseph les consumer. Au lieu de célébrer les dons de Joseph, ils ont comploté pour se débarrasser de lui. 

La jalousie est comme une prison qui nous enferme dans l’amertume et nous empêche de voir le grand dessein de Dieu. Si nous laissons l’envie dicter nos actions, nous finirons par nous retrouver sur le chemin du regret. La décision des frères de Joseph de le vendre comme esclave semblait être une victoire. Pourtant, cette décision a marqué le début d’un voyage qui a révélé le dessein ultime de Dieu. Le plan de Dieu ne peut être contrarié même pas par nos émotions ou projets les plus sombres. 

L’histoire de Joseph nous rappelle l’essentiel : « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon ses desseins » (Romains 8.28). Toujours ! 

Sois béni(e) abondamment !

Samedi, 10 mai 2025 — Claude B.

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