« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
Jean 14.6
L’Absolu (I)
Vous avez peut-être entendu dire qu’il n’y a rien d’absolu, pas même la vérité. Celle-ci varie d’une personne à une autre. Voilà des affirmations qui frisent elles-mêmes l’absolu ! Ce n’est pas étonnant que l’homme s’enferme dans la boucle de ses propres pensées. Il est fini et ne se rend pas compte qu’il est le premier trompé par elles. « L’Éternel connaît les pensées de l’homme, Il sait qu’elles sont vaines. » (Psaume 94.11). L’homme est si minuscule dans ce vaste ensemble qu’est l’univers qui, lui-même, a une fin. Pourtant il a la prétention de décider de ce qui est relatif ou pas. Telle est la monstruosité de l’orgueil à l’état pur. Par elle, l’homme fait de lui-même la référence, l’unité de mesure de toutes choses. Il se fait dieu. C’est ce qui a fait sa chute dans le jardin de Dieu. C’est ce qui fait encore sa décadence aujourd’hui. Il décide pour lui qu’il n’y a « absolument » rien d’absolu.
« Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18.38). C’est la question posée par Pilate à Jésus à l’ouïe de Ses paroles quand ce dernier dit : « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Jean 18.37). Pilate n’attendit pas la réponse à sa question. Pour lui, la vérité n’était qu’une chose inconnaissable, qu’il n’allait certainement pas découvrir de cet accusé juif qui avait, semble-t-il, la présomption et l’outrecuidance d’en parler en rapport avec sa propre personne. Et pourtant ! Elle était bien là devant lui ! Il ne s’agissait pas d’une chose à découvrir mais d’une personne à connaître : la Parole faite chair, Celle qui était au commencement, par qui toutes choses ont été faites, la Parole porteuse de vie et de lumière, de la véritable lumière qui éclaire tout homme (Jean 1.1-9).
Elle était en face de Pilate et il ne l’a pas reçue. Les siens d’ailleurs, les juifs, la rejetaient. Ils l’avaient livré à Pilate comme un malfaiteur. « Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré » (Jean 18.30) ; un prétexte pour couvrir le mal dans leur cœur, cautériser leur mauvaise conscience et justifier leur déni de vérité. « La lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu » (Jean 3.19-21). Nous aussi sommes mal à l’aise devant la vérité et préférons la supprimer de nos pensées et de nos consciences quand nous faisons le mal. Nous préférons croire qu’elle est inaccessible parce qu’alors nous pouvons penser et faire ce qu’il nous plaît. Nous préférons rester sur la question beaucoup trop insoluble à notre goût : « qu’est ce que la vérité ? », plutôt que de nous incliner devant sa véritable nature et sa perfection morale.
« Je suis la vérité » (Jean 14.6). Oui Jésus l’est effectivement par sa divinité, par sa vie, par ses enseignements, sa mort rédemptrice et par sa résurrection. C’est peu de le dire car comment pourrions-nous cerner ce qui est absolu ? Il nous a fait la grâce de se révéler à nous comme le Seigneur et le Sauveur. Nous ne pouvons pas le saisir par nos facultés bien trop limitées à cet effet. Nous ne pouvons que le recevoir et croire en Son Nom. Un des témoins de la Vérité a dit d’elle : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait » « mais ces choses (celles écrites) ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 21.25 ; 20.25).
Tu n’as pas juste besoin qu’on te parle de la vérité. Tu as besoin de la découvrir toi-même. Alors lis les Évangiles et parcourt toute la Bible. Tu trouveras ce qu’il y’a d’absolu.
Sois béni(e) abondamment !
Samedi, 12 avril 2025 — Freddy S.

