« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

Matthieu 15. 8-9

Une chose que le Seigneur a en horreur, et qu’il n’a cessé de dénoncer par les prophètes tels qu’Ésaïe ou Amos, c’est « l’honneur qui lui est rendu des lèvres, avec un cœur éloigné de lui, et en lequel il ne prend point plaisir ». Il ajoute même que lorsqu’un culte lui est rendu, ce n’est souvent que par suivisme, par tradition, par dogme : un acte religieux vide de sens.

Le Seigneur dit : « Le culte qu’ils me rendent n’a aucune valeur, car ils prennent pour des doctrines des commandements qui sont des préceptes humains. » Je ne sais pas si nous réalisons la gravité de cette situation. Aujourd’hui, nous avons des églises bien organisées, bien structurées, avec des moments de prière, des jeûnes de plusieurs jours et toutes sortes de grands programmes. Tout semble correct. On nous a expliqué comment les choses fonctionnent, et nous avons suivi le mouvement. Mais hélas, Dieu souvent n’y trouve pas sa place. Il n’y est pas.

Pouvons-nous être aussi bons religieux que les pharisiens ? Pouvons-nous respecter aussi scrupuleusement les principes de la Bible, la Loi, comme ils le faisaient ? Sur le plan pratique, nous sommes loin de les égaler. Pourtant, à cette époque, la présence de Dieu n’était déjà plus dans le temple. Le véritable temple de Dieu était une personne : le Christ. Et ils l’ont méprisé.

Qui nous a dit que notre amour importe peu à Dieu ? Qui nous a dit que tout ce qui l’intéresse, c’est que nous respections les principes qu’on nous a enseignés, récitant la Parole en l’adaptant mécaniquement aux situations, comme si c’était du charlatanisme ? Qui nous a dit que ce que Dieu attend de nous, c’est une obéissance sèche, à la lettre, une foi statique, sans vie et sans relation ?

Le Seigneur cherche le cœur : des hommes et des femmes selon son cœur, des personnes certes faibles, mais dont le cœur est sincère ; qui se tournent vers lui non pour vanter leurs mérites comme le pharisien de la parabole de Luc 18.9-14, mais pour, humblement, reconnaître comme le publicain, leur indignité, sollicitant sa grâce pour vivre une véritable intimité avec lui.

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 17 décembre 2025 — Kevine P.

Retour en haut