« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. »
1 Corinthiens 15.58
Consumé (II)
Les nombreuses tentatives pour récupérer les travaux que ma sœur et moi avions perdus n’ont pas abouti. Nous aurions pu nous résigner à ce revers, mais Dieu nous a rappelé, à travers l’exemple d’un homme qui a donné toute sa vie et son sacrifice, que les échecs ne sont pas la fin de l’histoire. Il est mort sur une croix sanglante, mais cette mort faisait partie du plan parfait de Dieu. Par sa mort, il a sauvé l’humanité, et aujourd’hui, nous célébrons la victoire sur le mal, la mort et l’échec. Jésus-Christ, l’homme parfait, a été « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts » (Romains 1.4).
« Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’ont livré pour le faire condamner à mort et l’ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. » (Luc 24.19-21). Tel était le récit et le constat amer de deux disciples déçus par la mort de leur Maître bien-aimé. Ils ne savaient pas qu’ils parlaient alors à Jésus, ressuscité, qui leur répondit doucement : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? » (Luc 24.26).
L’espoir placé en Lui n’était pas vain. Jésus était le Sacrificateur parfait annoncé par la Loi de Moïse. Il n’a pas sacrifié un animal, car « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10.4). Il était l’« agneau de Dieu », « sans défaut et sans tâche » (1 Pierre 1.19), et c’est Lui-même qu’Il a offert. Il était l’Holocauste parfait, le sacrifice fait pour plaire à Dieu.
L’exemple de Jésus nous montre que ce qui semble une perte pour Dieu peut être un gain. Ma sœur et moi n’avions pas imaginé qu’une simple perte nous enseignerait une telle leçon. Même si nos sacrifices pour Lui semblent disparaître, c’est en réalité un accomplissement. Dieu en tire un bien immense, parfois au-delà de ce que nous pouvons imaginer.
En effet, c’est à nos expériences malencontreuses que nous devons ces lignes et bien d’autres. Nous en avons également tiré une plus grande détermination et une meilleure version de ce que nous aurions pu écrire sur le sujet en théorie.
Nous ne travaillerons jamais en vain tant que nous croyons en Celui qui n’a pas souffert en vain, Celui qui a fait du salut de nos âmes le fruit de son travail.
Sois béni(e) abondamment !
Dimanche, 26 janvier 2025 — Freddy S.

