«…et le sacrificateur brûlera le tout sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel. »
Lévitique 1.9
Consumé (I)
Elle avait travaillé dur et s’était donné beaucoup de mal pour diffuser des émissions sur les réseaux sociaux. Ma sœur avait un but : toucher les âmes à l’écoute par les fraîches rosées de la Parole de Dieu. Tel était au départ le concept qui a pris forme à force d’acharnement au travail et d’investissement. Elle y avait consacré son temps et ses ressources. Et puis un jour, subitement, tout a été supprimé avec son compte, sans raison apparente et sans notification préalable. Bien évidemment, cela lui a brisé le cœur. Des semaines après, j’étais à la recherche de quelques travaux personnels que je croyais avoir conservés, mais ces recherches se sont révélées pour le coup infructueuses. Les pertes étaient loin d’être considérables, mais quand même !
Cette expérience ressemble à celle de plusieurs qui ont vu partir en fumée leurs efforts, leurs réalisations, leurs entreprises, leur travail acharné. Il y a deux mille ans, un homme venu du ciel a fait de notre monde son champ de travail. Il était le divin porteur d’une mission de sauvetage unique. « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (Luc 19.10). Parfaitement à l’image de Celui qui l’a envoyé, il a travaillé sans relâche à cet effet. « Mon Père travaille depuis toujours, et moi aussi, je travaille. » (Jean 5.17 PDV2017).
Malheureusement, malgré quelques fruits heureux, il a dû faire un terrible constat : « À qui comparerai-je cette génération ? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants, disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés. » (Matthieu 11.16-17). Le terrain lui était particulièrement hostile. Il a fini seul, abandonné de tous, même de ses compagnons les plus intimes (Matthieu 26.56). Il a fini crucifié, abandonné de Dieu (Marc 15.34). On aurait dit qu’il avait travaillé en pure perte.
Cependant, à la croix, il fit une déclaration surprenante : « Tout est accompli. » (Jean 19.30). Il venait, par sa mort même, de couronner de succès l’œuvre que son Père lui avait donnée à faire. Sa vie, modèle unique d’un travail excellent, d’œuvres parfaites, d’une obéissance totale envers Dieu, il l’offrait en sacrifice « d’une agréable odeur à l’Éternel. ». Tout était accompli et consumé en même temps. « Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2.8-9). « Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance. Quand il aura fait une offrande pour le péché, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. » (Ésaïe 53.10).
Jésus, l’Holocauste parfait, consumé par le feu divin, n’avait pas travaillé en vain. Son sacrifice a été signé comme « vu et approuvé par Dieu ». Des milliers de chrétiens dans le monde autant que les milliers de lignes écrites et d’œuvres accomplies en son nom en témoignent.
Soyons de ceux pour qui Jésus n’a pas donné sa vie en vain, de ceux pour qui son travail a porté du fruit. Soyons le fruit même de son dur labeur.
Sois béni(e) abondamment !
Samedi, 25 janvier 2025 — Freddy S.

