« Jette ton pain sur la surface des eaux, car avec le temps tu le retrouveras. »
Ecclésiaste 11.1
Jeter des fleurs, du pain béni (II)
Remarquons une autre chose : lorsque nous nous mettons sur un piédestal devant les autres, ils ont tendance à nous en faire descendre pour y monter à leur tour. Nous nous rendons plus facilement compte qu’une chose est mauvaise chez l’autre plutôt que chez nous-mêmes. « Ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. » (Matthieu 7.3-5).
Si nous voulons que les autres soient de moins en moins égocentriques, vantards ou fanfarons – pour reprendre les termes de 1 Timothée 3.2 – soyons nous-mêmes de moins en moins ainsi. Jésus nous a donné un excellent antidote pour ce faire : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20.35). Une parole reprise par Paul, qui justement savait mieux valoriser les autres que lui-même, ne tarissant pas d’éloges à leur égard, comme en témoignent les nombreuses et chaleureuses salutations adressées aux autres dans ses lettres. « Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées, … car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même. Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens…Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie. Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi.» La liste est longue. (Lire Romains 16.1, 2-9, 12-13.)
Suivons l’exemple de Paul. Il ne s’agit pas de flatter ou de montrer de la complaisance envers les défauts des autres, mais d’apprécier ce qu’ils pensent, disent et font de bien, encore plus dans le Seigneur. L’Ecclésiaste nous en parle comme d’un pain béni, jeté à la surface des eaux, qui finira par nous retrouver un jour. Non seulement nous en éprouverons du bonheur, mais les autres remarqueront également la qualité de ce que nous faisons, en ressentiront de la gratitude et y répondront probablement. Qu’ils le manifestent ou non, dans tous les cas, Dieu, Lui, s’en souviendra et nous accordera son approbation. « Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui sert à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » (Éphésiens 4.29).
Les paroles mauvaises ne sont pas juste des médisances, des calomnies, des paroles de dénigrement. Ce sont aussi des fanfaronnades, des paroles égocentriques et d’exaltation de soi. En suivant Jésus et en imitant Paul, tu découvriras à leur opposé, ce pain béni qui consiste à valoriser les autres et à rechercher leur bien. Choisis la bienveillance et l’altruisme dans tes propos, sans te départir de ta franchise. Si tu es sévère envers les autres parce que c’est nécessaire, sois le davantage envers toi-même. Tu as la parole du Seigneur que le pain jeté à la surface des eaux n’est jamais perdu.
Sois béni(e) abondamment !
Dimanche, 04 mai 2025 — Freddy S.

