« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Lévitique 19.18

Cette méditation se veut avant tout un vibrant hommage non pas seulement à une proche parent bien aimée, ma grand-mère Ngoh Martine, partie à 83 ans, mais aussi à un Dieu plein de grâce et de miséricorde, à sa loi d’amour (le texte de référence). Je me remémore les conseils d’amis endeuillés, ainsi résumés : « profite du vivant des tiens pour leur dire ton amour pour eux ». L’un des plus grands regrets, c’est de ne pas avoir su le faire, soit parce qu’on n’a jamais voulu le faire, soit parce qu’on n’a jamais eu le temps de le faire, ou même parce qu’on a pensé « ça ce n’est pas pour moi, ce n’est pas dans mes habitudes, dans mon caractère. Il (ou elle) sait déjà que je l’aime ». 

Jésus n’a pas caché son amour à ses disciples. « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour » (Jean 15.9). Il a fait dire par Paul : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi » (Romains 13.8). Mes amis, quelles dettes n’avez-vous pas encore réglées ? Hâtez-vous de les éponger et de toujours garder votre ardoise nette. Ne privons pas les nôtres des merveilleuses occasions qui s’offrent à nous, de leur dire ou de leur montrer sans la moindre ambiguïté, à quel point nous leur sommes attachés, à quel point ils nous sont précieux. Même maladroitement, prêtons-nous à l’exercice. Un sourire, un geste, un don, un mot chaleureux, une tendre compagnie, un petit sacrifice. Rien n’est à négliger. Tout peut servir à agrémenter l’existence des autres. Si Dieu nous en donne la capacité, alors nous le pouvons. N’attendons pas des journées internationales dédiées solennellement à des relations à la base naturelles et quotidiennes. Nous pouvons agir et gratuitement. D’ailleurs, les raisons manquent-t-elles ? « Sois attentif à ces choses ! Considère les merveilles de Dieu » (Job 37.14). Oui ! Il suffit de regarder à Dieu pour les trouver et les compter par milliers. « « Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu, tes merveilles et tes desseins en notre faveur ; nul ne peut être comparé à toi. Je voudrais les publier et les proclamer, mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte » (Psaume 40.6). 

Ce que nous ne réalisons pas toujours c’est que les merveilles du Seigneur ce ne sont pas seulement ses actions et les choses qu’Il a faites. Ce sont aussi les personnes qu’Il nous a généreusement données, leur présence, leurs facultés, leurs capacités physiques, leur compagnie, leurs expériences, leurs conseils, leurs nombreux autres apports dans nos vies. Même leurs défauts sont des instruments entre les mains du Seigneur pour nous transformer, nous rendre plus matures, plus saints, plus purs, plus patients, plus tempérants, plus conformes à Son Fils. N’attendons pas un programme d’obsèques pour leur faire des éloges. Ne ménageons aucun effort pour les assister sur un lit d’hôpital ou de malade. Ne publions pas des messages affectueux à leur endroit sur les réseaux sociaux quand nous pouvons le leur dire directement. N’attendons pas de recevoir pour donner, pour nous donner. Avez-vous déjà essayé de passer une journée avec le sourire entier sur les lèvres et des paroles bienfaisantes pour le monde qui vous entoure ? Ce serait bien de commencer à le faire. « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent » (Éphésiens 4.29). Vaste et difficile programme certes, mais à Dieu rien n’est impossible. Si nous demandons à Dieu de nous régénérer et de nous sanctifier de l’intérieur, nous apprendrons de Lui à faire ce qui n’est pas dans notre capacité naturelle de faire. Ces lignes sont certes écrites en rapport avec un grand parent bien aimé mais ils s’étendent à tout être humain à qui Dieu nous confie et qu’Il nous confie aussi. Une vie égoïste qui se compte seule a le poids d’une plume et s’oublie, mais une vie qui en bouleverse d’autres pour le meilleur pèse lourd entre les mains de Dieu qui lui confère une valeur, une mémoire et une portée éternelles.

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 24 novembre 2025 —Freddy S.

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