« Balak dit à Balaam: « Que m’as-tu fait? Je t’ai engagé pour maudire mon ennemi et voici que tu le bénis! » Il répondit: « Ne veillerai-je pas à dire ce que l’Éternel met dans ma bouche? » Balak lui dit: « Viens donc avec moi à un autre endroit d’où tu le verras. Tu n’en verras qu’une partie, tu ne le verras pas dans son entier. Et de là maudis-le pour moi. »

Nombres 23.11-13

Tout se faisait dans le dos d’Israël. Ce n’était pas une attaque annoncée comme souvent, ni un guet-apens préparé. C’était une malédiction quémandée pour une destruction à perpétuité. Ce que Balak tramait, les Israélites n’en savaient rien, mais Dieu si ! Comme des bébés, nuit après nuit, ils dormaient dans les plaines de Moab à poings fermés, sans jamais flairer le danger. Heureusement que Dieu était là, à leur côté, exerçant sa toute-puissance dans tous les coins cachés, anticipant tous les dangers.   

Balaam répondit aux serviteurs de Balak : « Même si Balak me donnait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais absolument rien faire qui enfreigne l’ordre de l’Eternel, mon Dieu. Mais maintenant, restez donc ici cette nuit et je saurai ce que l’Eternel me dira encore. » (Nombres 22.18-19). Pourquoi l’Eternel aurait-il quelque chose « de plus » à lui dire alors que tout avait déjà été clairement dit ? Balaam n’était-il pas simplement en train d’espérer un changement d’avis de l’Eternel ? Ne cherchait-il pas un compromis pour s’enrichir, redoutant que l’Eternel l’empêche de satisfaire ses convoitises ? 

Dieu vint à nouveau le trouver dans la nuit et lui dit : « Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, accompagne-les. Mais tu feras ce que je te dirai » (v20). Le lendemain matin, Balaam est heureux de sceller son ânesse et de partir avec les chefs moabites. « Enfin ! Cette fois-ci Dieu n’a pas « refusé » » se dit-il peut-être, pensant à toutes les richesses et les honneurs qu’il pourrait acquérir auprès de Balak si seulement Dieu l’autorisait à maudire Israël. Dieu avait-il donc changé d’avis ? La suite de l’histoire nous montre qu’il n’en était rien. Dieu, connaissant la cupidité de Balaam, voulut le corriger. L’avertissement est donné dans l’épisode avec l’ânesse qui évite la mort à Balaam (v22-35). Dieu ne s’arrête pas là ! Finalement, il ne sera plus juste question de ne pas maudire, mais il faudra bénir. Content de voir Balaam arriver, Balak ne sait pas encore ce à quoi il va assister (v23-41).  

Balaam sait que c’est ce que l’Éternel lui dira qu’il devra dire à son tour. Mais à chaque fois, il a tendance à espérer quelque chose de différent. Les sacrifices sont mis à contribution : taureaux et béliers sur des autels. Balaam ouvre la bouche une première fois, et voilà que sort la bénédiction. Balak enrage. Il propose un changement de position pour apercevoir Israël sous un autre angle afin qu’il soit maudit. Comme si dans cette nouvelle position, Dieu verrait le peuple différemment, en pécheur, et serait encouragé à le maudire. Mais voilà qu’une 2nde parole de bénédiction s’ajoute à la précédente, avec cette précision de Dieu sortit de la bouche de Balaam : « je n’aperçois pas de mal en Jacob, je ne vois pas d’injustice en Israël. L’Éternel, son Dieu, est avec lui ». Et pourtant Israël avait des défauts. Dieu, comprenant le jeu de position de Balak et la ruse, va se prêter au jeu, pour tourner ce dernier en ridicule et faire bien plus que le contraire de ce qui était espéré. « Dieu les a fait sortir d’Égypte, il possède la force du buffle. La magie ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël » dira Balaam (v22-23). 

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 09 juin 2026 — Feel M.

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