« Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.»

Matthieu 22.37-39

Un jour, en enseignant des enfants, j’ai voulu leur faire comprendre une vérité simple mais fondamentale : Dieu devrait occuper la première place dans nos vies. Confronté à la question innocente d’un enfant : « C’est quoi mettre Dieu à la première place ?« , j’ai cherché une image parlante. Je lui ai expliqué : « Tout ce que tu aimes plus que Dieu, tout ce qui capte ton attention ou ton cœur avant Lui, cette chose prend la première place et devient, en quelque sorte, ton dieu. Le matin, si tu te réveilles et que tu ne pries pas, préférant immédiatement ton jouet pour aller jouer, alors ce jouet, par sa priorité, devient ton dieu.« 

Cette leçon pour enfants résonne puissamment pour nous, adultes, aujourd’hui. Beaucoup de personnes s’imaginent l’idolâtrie uniquement comme le fait de se prosterner devant des statues. Non, c’est bien plus profond que cela. En fait, l’idolâtrie est toute chose qui dispute avec Dieu la place dans notre cœur ou notre attention. C’est une œuvre de la chair, cette tendance humaine à se tourner vers ce qui est visible, immédiat, ou satisfaisant pour soi, plutôt que vers le divin.

Quand nous analysons honnêtement notre journée, nous réalisons parfois avec regret que Dieu occupe souvent la dernière place. L’une des plus grandes idoles de notre ère est sans doute le téléphone : cet objet occupe une part démesurée de notre vie, même nos moments d’intimité avec Dieu, où nous nous retrouvons à le manipuler, parfois même pendant les réunions de prières. Mais ce n’est pas la seule idole ; nos ambitions démesurées, la quête incessante de succès matériel, le besoin d’approbation sociale peuvent nous amener à négliger la prière, la méditation et notre relation fondamentale avec Dieu. Ces attachements, aussi légitimes qu’ils puissent paraître, deviennent des pièges de la chair qui étouffent notre spiritualité.  

Aujourd’hui, le Seigneur nous invite non seulement à prendre conscience de cette œuvre de la chair qu’est l’idolâtrie sous toutes ses formes subtiles, mais aussi à agir : la tuer, la déloger, la remplacer radicalement par le fruit de l’Esprit qui est l’amour.

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 01 aout 2025 — Hermas K.

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