« En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.»
Marc 1.9
Le baptême de Jésus (III)
Pourquoi Jésus s’est-Il fait baptiser si cela n’avait rien à voir avec la repentance puisqu’il était parfait, sans péché ? Rappelons-nous que la Bible est la seule à pouvoir répondre aux interrogations qu’elle suscite. Et si la réponse ou plutôt l’un des éléments de réponse à la question qui nous occupe se trouvait dans Philippiens 2.3-8, voire 3-11 ? Philippiens 2.3,5-8 « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »
Ce passage ne résume-il pas à lui seul la vie entière de Jésus, de sa prime enfance à sa mort à la Croix ? Et si Jésus en passant par les eaux du baptême a tout simplement voulu montrer dès le début de son ministère, son humilité et son obéissance à Dieu, son Père ? Avez-vous remarqué que de tous les hommes envoyés de Dieu pour parler de sa part, Jésus est le Seul dont les communications directes et entretiens privés avec Dieu ne sont pas rapportés ? Il suffisait de le voir agir, de l’entendre parler pour comprendre qu’ « après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils » (Hébreux 1.1-2), qu’ « Il est l’image du Dieu invisible » (Colossiens 1.15), « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne… » (Hébreux 1.3)
« Le Fils ne peut rien faire de lui-même ; il ne fait que ce qu’il voit faire au Père : ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement » (Jean 5.19). « Les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais témoignent de moi que le Père m’a envoyé » (Jean 5.36). « Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer » (Jean 12.49). Il était entièrement soumis à Dieu et ne faisait rien dans un intérêt égoïste, par esprit de parti ou par vaine gloire mais par humilité, dans une obéissance totale à Dieu, Son Père, pour le bon plaisir de ce dernier. Tout ce qu’il faisait par conséquent était sans péché, saint, parfaitement juste et convenable. Aussi dans un autre Évangile, celui de l’apôtre Matthieu, il répondit à Jean le Baptiste au sujet du baptême qu’il s’apprêtait à recevoir : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste » (Matthieu 3.15). Il ne voulait pas perdre une miette de la volonté de Dieu, autrement dit de tout ce qui est juste. Il voulait honorer pleinement Dieu, lui est entièrement agréable. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » (Jean 4.34)
Le baptême était une de ces œuvres que le Père lui avait donné d’accomplir, qui devait témoigner de Lui que le Père l’avait envoyé (Jean 1.33-34). Jean Baptiste, en tant que son précurseur, a eu l’honneur d’être le premier à recevoir ce témoignage et à le rendre à son tour : « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit. Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu » (Jean 1.33-34). Oui, Jésus a fait œuvre d’humilité et de soumission à son Père en se baptisant. Quand a-t-il su qu’il pouvait et devait déjà l’accomplir ? Personne n’a jamais vraiment osé toucher les belles confidences de la merveilleuse et parfaite communion entre le Père et le Fils. Ce qui est entre son Père et Lui reste entre le Père et le Fils à moins qu’Ils veuillent le révéler. Justement Dieu a bien tenu à nous faire savoir, une fois l’œuvre accomplie, qu’Il en était bel et bien l’instigateur et qu’au-delà de cette œuvre sainte d’un genre particulier, celui qui l’accomplissait avait toute son approbation. « Et une voix fit entendre des cieux ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection. » (Marc 1.11)
Arrêtons-nous encore un moment pour souligner le prix unique qu’à aux yeux de Dieu, l’humilité et l’obéissance. Jésus par celles-ci, sous le signe de son baptême, montre l’exemple parfait à suivre. Tâchons de l’imiter.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 03 décembre 2025 —Freddy S.

