« Afin que tous les peuples de la terre sachent que la main de l’Éternel est puissante, et afin que vous ayez toujours la crainte de l’Éternel, votre Dieu. »

Josué 4.24

J’ignore si comme moi cette répétition vous rappelle le titre et le refrain d’une chanson, celle interprétée par Johnny Hallyday, l’un des plus grands chanteurs de rock et de variété en France. Bien que ce fut une  reprise française d’un titre original anglophone, adaptée par d’autres, c’est sans nul doute lui qui l’a popularisée dès 1960. Ce fut l’un de ses premiers succès, qui l’a aidé à se faire connaître du grand public au début de sa carrière. La chanson parle avant tout de la nostalgie de l’adolescence et du premier amour. Jamais je ne m’étais vraiment soucié d’avoir toutes ces informations, ni de connaître toutes les paroles du chant, avant de devenir adulte et avant que le souvenir du seul refrain me revienne. Mais je trouve extraordinaire les tours que nous joue la mémoire : quand j’ai précisément pensé à la faculté de la mémoire, à l’idée même du souvenir, c’est le souvenir de cette chanson de mon enfance qui est remontée à ma mémoire. Savez-vous que Dieu veut aussi que nous nous souvenions de choses qui Le concernent, non pour nous rendre nostalgique et idéaliser le passé, mais nous donner ou redonner confiance en Lui ? Je parle de choses anciennes que nous n’avons pas vécues mais dont Il a tenu à garder le témoignage par écrit afin qu’elles nous parviennent, afin que nous sachions que Sa main est puissante et que nous ayons de la crainte devant Lui. 

Aujourd’hui, nous voyons quelquefois la culture populaire, le cinéma, l’art reprendre, parodier certains récits de la Bible comme la traversée de la mer rouge par le peuple d’Israël. Des expressions comme fendre la mer en deux, déplacer des montagnes, marcher sur l’eau sont passées dans le langage populaire. Malheureusement c’est souvent sans la réelle conviction qu’il s’agit de faits historiques qui sont l’œuvre du Créateur de l’univers dans le but de Se révéler aux hommes. Ils font l’objet d’une mémoire biblique que Dieu a tenu à faire entretenir en vue de la foi en lui. » « Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés. […] Il fendit la mer et leur ouvrit un passage, il fit dresser les eaux comme une muraille » (Psaume 78.4,13) ; « Celui qui fendit la mer Rouge en deux, car sa miséricorde dure à toujours ; et fit passer Israël au milieu d’elle, car sa miséricorde dure à toujours. » (Psaume 136.13–14). Pensez-y ! Dieu a fait compiler à l’intention de chacun de nous, une série de hauts faits, destinés à nous apprendre qui Il est et de quoi Il est capable. Il veut non seulement que nous y croyons mais que nous nous appuyons dessus quand nous venons à Lui avec des louanges, quand nous nous tenons « à Ses pieds » pour L’adorer ou quand nous L’approchons pour faire connaître nos besoins « par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » (Philippiens 4.6).

Si Dieu a perpétué le souvenir de Ses exploits, ce n’est pas pour qu’ils soient lus au passage ou repris vaguement, légèrement, voir maladroitement dans un discours ou dans un film, mais pour qu’ils soient reçus par la foi, rappelés dans la prière et la louange à Dieu, proclamés dans la pleine lumière de l’évangile. «  N’est-ce pas toi qui fendis la mer, les eaux du grand abîme, qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (Ésaïe 51.10). Comme le prophète Ésaïe et bien d’autres, prenons l’habitude de revenir sur ce que nous avons appris de Dieu. N’hésitons pas, dans notre intimité avec Lui, à L’aborder, voir de l’interroger avec humilité sur ce qu’Il a fait, afin fortifier notre foi. Faisons nôtres les récits de ses merveilles. Approprions-nous les, mais attention ! Il ne s’agit pas de reprendre ces faits à notre compte pour les voir se reproduire tels quels, ni de les répéter par simple crédulité ou par devoir. Rendons-nous bien compte que c’est Dieu qui a choisi d’agir ainsi ; il ne l’a pas fait pour nous borner à ces actes eux-mêmes, mais pour nous révéler qui il est. Il est capable d’en asseoir la conviction, mais il lui appartient de décider de la suite qu’il donnera à de tels faits dans nos propres vies. Si Dieu a fendu la mer en deux une fois, ce n’est pas nécessairement pour la fendre encore aujourd’hui. C’est pour que nous croyons qu’à Lui tout est possible. 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 07 Janvier 2026 —Freddy S.

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