« Il dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu j’y retournerai. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! »

Job 1.21

Nous nous souvenons de l’histoire poignante de cette enfant enlevée. Sa disparition avait ému tout le pays, relayée par les médias, tandis que ses ravisseurs, se faisant passer pour sa famille, l’emmenaient loin dans une ville calme. Alors qu’ils s’arrêtent pour manger dans un petit restaurant, la tension est palpable. Les kidnappeurs, pressés, se jettent sur la nourriture. Mais la petite fille, malgré l’horreur de sa situation, s’arrête. Elle incline la tête pour prier avant de manger. Cet acte simple, cette marque de piété et de gratitude dans un moment de détresse absolue, a attiré l’œil d’une serveuse. Ce contraste entre l’empressement des adultes et l’humble prière de l’enfant a brisé l’illusion. La serveuse a compris l’anomalie, alerté les autorités, et la petite fut sauvée. Cette histoire n’est pas seulement un récit de sauvetage ; elle est un puissant témoignage de la force de l’action de grâce.

Cette histoire nous interpelle : beaucoup d’entre nous, face à l’épreuve, au désespoir ou à l’incertitude, perdent la capacité de prier et de rendre grâce au Seigneur. Nous avons tendance à réserver nos remerciements pour les moments où tout va bien, lorsque nos désirs sont comblés ou nos prières exaucées. Or, la foi de cette enfant nous démontre une vérité spirituelle profonde : la prière et l’action de grâce ne sont pas une requête conditionnelle, mais une attitude fondamentale. Elle n’a pas prié pour sa délivrance immédiate ; elle a rendu grâce pour le repas qui lui était offert dans le moment présent. Elle a magnifié Dieu pour la subsistance, pas pour la solution.

C’est ici que notre spiritualité doit s’améliorer. L’Éternel nous invite à une attitude d’action de grâce en tout temps et en tout lieu, y compris lorsque nous nous sentons Bloqués: Quand nous n’avons pas d’issue, au lieu de nous lamenter sur l’absence de solution, nous devons remercier pour la vie que nous avons et pour le souffle du jour. Peut-être n’avons-nous pas obtenu le poste, le diplôme, la maison ou le moyen de transport tant souhaité. Peut-être même que nos relations familiales sont source de douleur. Mais nous sommes en vie. La vie et la journée sont le don essentiel que le Seigneur nous accorde. L’action de grâce est un acte de foi qui reconnaît la souveraineté de Dieu sur notre situation, même si elle est désespérée. C’est le signe distinctif qui, spirituellement, fait la différence et ouvre les portes de l’intervention divine, comme la prière de l’enfant a ouvert la porte de son sauvetage.

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 02 Janvier 2026 —Hermas K.

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