« Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »
Jean 10.11
Donner sa vie à Jésus (II)
Comme nous l’avons vu, donner sa vie à Jésus est loin d’être une formule, un slogan que l’on brandit à la légère pour rendre compte de son appartenance à Dieu. Notons un point très important : nulle part dans l’annonce de l’Évangile, il n’est demandé de donner sa vie à Jésus. Bien sûr, si on y voit une manière de décrire la décision authentique de se tourner vers Jésus en guise de repentance et de foi pour recevoir le pardon des péchés et le don de la vie éternelle, alors il n’y a peut-être pas lieu d’ergoter sur les mots. Seulement, il faut que ce soit clair : nos vies avant le moment béni de la conversion n’ont rien de reluisant, de fascinant, de satisfaisant, de beau, d’extraordinaire, d’accompli, qui en fasse un don précieux dont Dieu pourrait se réjouir. Ce sont au contraire des vies brisées, futiles, gâchées, flétries, obscurcies par le péché. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23). La mort éternelle en est la conclusion naturelle, « car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6.23a).
Heureusement pour nous, notre dernier passage ne s’arrête pas là. « Mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur », voilà quelle en est la suite et la fin. Il s’insère en droite ligne avec un autre verset plus connu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 :16). Ce qui change nos vies, les bouleverse à tout jamais ; ce qui nous sauve, nous fait nous convertir à Jésus, nous fait le suivre. Ce n’est pas le fait que nous lui donnions nos vies, mais le fait que Dieu l’ait donné pour nous, que Lui-même ait donné sa vie pour nous. « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). « Voici pourquoi le Père m’aime : c’est que je donne ma vie, afin de la reprendre ensuite. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10.17–18). « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs » (Matthieu 20.28). Le don de la vie de Jésus est volontaire, unique, sans condition préalable, sans équivalent et d’une valeur infinie. À qui ce don est-il destiné ? Jésus s’est offert en sacrifice à Dieu pour nous, afin d’expier nos fautes, effacer la dette de nos péchés, et réparer le tort que nous avons causé à Dieu par nos vies, celles-là mêmes que nous ne pouvons offrir dans l’état où nous nous trouvons avant que Dieu ne vienne favorablement à notre rencontre.
Quand une personne nous fait un don inestimable, avant tout, il n’attend pas que nous fassions tout notre possible pour lui rendre la pareille, histoire de ne pas nous sentir redevables. Il attend de nous que nous recevions son cadeau, que nous croyions à la valeur et à la signification de son geste, et que celui-ci comble un besoin à sa mesure. Dieu n’en attend pas moins de nous. Après nous avoir fait le don de Son Fils Unique, après que Celui-ci se soit « offert lui-même sans tache à Dieu » pour nous (Hébreux 9.14), il ne reste plus qu’à l’accepter, ou plus précisément, le recevoir, croire en son nom (Jean 1.12). Quand il s’agit de conversion, de nouvelle naissance, la question n’est pas de savoir si nous avons donné nos vies à Jésus, mais si de tout notre cœur nous croyons qu’Il a donné la sienne pour nous sauver au point que cela bouleverse et change tout dans nos vies. Ce n’est qu’alors que donner sa vie à Jésus commence à avoir le sens qu’il doit avoir.
Tu n’as plus à donner ta vie à Jésus pour être sauvé, non seulement parce que tu ne le peux pas mais aussi et surtout parce qu’Il a déjà tout donné pour cela.
Sois abondamment béni(e) !
(À suivre…)
Mercredi, 04 juin 2025 — Freddy S.

