« Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée ? »

Matthieu 18.12

L’illustration de Jésus est familière et touchante pour le berger de l’Orient ancien. Les brebis avaient une valeur presque sentimentale pour le pasteur (berger) qui en prenait le plus grand soin. Ce dernier connaissait chaque brebis (souvent par son apparence ou son comportement). Il comptait le troupeau le matin et le soir. Il soignait les blessés (huile, bandages). Il cherchait activement celle qui manquait. Laisser quatre-vingt-dix-neuf pour une seule n’était pas un geste irresponsable : Il les laissait en sécurité relative (enclos naturel, plateau, autre berger), pour sauver un bien précieux. Ceci est probablement encore le cas aujourd’hui pour bien de personnes de ce métier.

Pour celles qui ne le sont pas, cela peut paraître curieux. Elles comprendraient sans doute plus facilement si Jésus avait parlé, par exemple, d’un enfant sur cent plutôt que d’une brebis sur cent. Justement, l’image choisie par Jésus ne pouvait pas mieux tomber. Elle nous révèle un amour de Dieu qui ne ressemble à aucun autre, un amour qui va plus loin que celui d’un parent. Qui d’entre nous, à moins d’être issu d’un milieu pastoral, rechercherait avec autant d’acharnement une brebis comme on rechercherait un enfant égaré ? C’est comme si Dieu nous disait : la peine que tu ne te donnerais pas pour bien moins qu’un enfant, c’est-à-dire pour une brebis, je ne m’en prive pas pour un seul pécheur qui se repent.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 07 avril 2026 — Freddy S.

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