« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 3.36

Nous pouvons nous méfier d’un ami ou d’une amie en choisissant de croire les mauvaises langues à son sujet. Mais que gagnerons nous à le faire ? Quel avantage en tirerons-nous ? Peut-être créerons-nous une nouvelle amitié avec celui ou celle-là même à l’origine de notre méfiance et de la distance avec les personnes qui jadis nous étaient très proches. Dans ce cas, qu’est ce qui nous garantit que de fausses rumeurs ne circuleront pas à notre sujet cette fois ? Une amitié avec un colporteur de rumeurs, un semeur de trouble est-elle réellement possible ? Il est évident que nous aurions déjà gâché une amitié et ce ne serait pas la seule perte. Nous perdrions aussi notre capacité à juger, à apprécier et à discerner, notre sens de la loyauté, de l’amitié voire de la justice (nous aurons injustement fait tort sans évidence), une partie de notre histoire faite de merveilleux souvenirs, de belles expériences et de riches émotions, un soutien dans les temps difficiles, une joyeuse et sincère compagnie dans nos moments d’allégresse. Nous ferions triompher la perfidie, l’antipathie, l’inimitié, la calomnie et le mensonge. Finalement nous éprouverions le remords, la douleur et la honte d’avoir mis une croix sur une relation que nous aurions dû préserver. On peut allonger la liste ou la détailler davantage. 

« Je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15.15). Jésus est venu sur terre pour faire de nous ses amis. Il n’a pas réclamé de nous une confiance qu’Il ne méritait pas. Au contraire, Il a donné une connaissance de Dieu, de la grâce et de la vérité, sur laquelle une confiance totale en Lui peut être bâtie (Jean 1.16-17). Toutefois, des voix se sont élevées contre Lui – et continuent encore aujourd’hui à le faire. Sa divinité, le salut par son sacrifice, sa domination et même son existence sont remis en cause.  Nous sommes placés devant un choix : croire en Lui ou croire en ses détracteurs. Voyons ce que nous proposent ces derniers : des questions sans réponses sur le sens et le but de la vie, l’insignifiance de celle-ci, le désespoir face à la mort, l’incertitude, le désordre et la confusion morales, le matérialisme à outrance, le néant. Allons-nous faire confiance à ceux qui n’ont aucun amour, aucune paix, aucune joie à donner, qui n’ont que la critique et le doute à offrir pour une vérité toujours plus inaccessible ? Allons-nous nous fier à des personnes qui au fond haïssent Jésus et la confiance placée en Lui comme des tiers jaloux de nous voir heureux en amitié, qui ne veulent pas le connaître pour croire et l’aimer à leur tour, qui pour ces mobiles inavoués, s’emploient subtilement ou grossièrement à attaquer ce qu’ils appellent la « culture judéo-chrétienne » ? Allons-nous nous en remettre à de simples créatures comme nous, dont la vie passera, dont la mémoire sera oubliée, dont les pensées, les œuvres, les discours ne combleront jamais vraiment les besoins les plus profonds de liberté, de pardon, de rédemption, de salut éternel, de miséricorde, de grâce, d’amour, de justice ? 

Rappelons-nous une chose : on peut argumenter pour ou contre une chose, une personne, un fait, une idée, mais les arguments humains trouveront des limites. En définitive, il faudra faire le choix de croire. Prétendre par exemple dépasser les contradictions entre les religions au nom de l’amour en disant que tout chemin mène à Rome c’est s’opposer à Jésus quand Il dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6). Impossible de se dérober. Il faut croire ou non. Et de l’option dépend l’éternité selon Jésus Lui-même. « Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11.25-26). Nous avons une promesse de Lui. Nous pouvons chercher à le connaître à travers les Évangiles, à travers toute la Bible. Nous pouvons le rechercher dans la prière et découvrir par nous-mêmes combien Il est digne de confiance. Mais nous pouvons aussi le rejeter et demeurer incrédules. Là où la logique humaine atteint ses limites, seule la foi ou l’incrédulité prennent le relais. Les enjeux sont incommensurables. Heureusement Dieu n’est pas un Dieu qui se cache de celui qui le cherche de tout son cœur. Il est prêt à honorer la confiance placée en Lui d’une manière concrète, tangible, puissante, au-delà de toute expression. « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » (Jérémie 29.13).

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 20 mai 2025 — Freddy S.

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