« Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. »

Ésaïe 53.6 -7

Par la parole l’homme a été créé, par le silence, il a été sauvé. Par la parole l’homme a péché, par le silence il a été racheté. En effet, la parole faite chair nous a sauvé quand elle s’est tue. Ésaïe l’a annoncé, et au moment convenable, la prophétie s’est réalisée. Devant le souverain sacrificateur, Jésus « garda le silence » (Marc 14.60-61). Devant le gouverneur Pilate, « Jésus ne donna de réponse sur aucune parole » (Matthieu 27.13-14). Et pourtant, devant l’un comme l’autre, Jésus réagit à deux questions fondamentales : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis » (Marc 14.61-62) ; « Es-tu le roi des Juifs ? Jésus répondit : Tu le dis » (Matthieu 27.11). Et puis, silence. Aux fausses accusations, « il ne répondit rien » (Matthieu 27.12). 

Sa parole devait confirmer sa mission. Une mission qui ne pouvait être accomplie que s’il gardait le silence. Pilate aurait voulu le libérer. Mais lui, n’a pas voulu se défendre. Il a refusé la liberté. Ce ne sont pas les hommes qui ont tué Jésus. C’est Jésus qui s’est livré lui-même en sacrifice. Ésaïe l’avait annoncé, mais le moment venu, personne n’a fait le lien. Ils ont pris son silence volontaire pour de la faiblesse, ne sachant pas qu’en cela était cachée toute la force de son amour et la puissance de sa parole. Sans ce silence, il n’aurait jamais pu dire « tout est accompli » (Jean 19.30).

Dire et agir, taire et montrer. À chacun de donner à la Parole et au silence, le pouvoir et la valeur qu’ils ont. L’usage sera évident, si, comme Jésus, à travers l’un et l’autre, nous recherchons le bien d’autrui. 

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 19 mars 2026 — Feel M.

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