« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 3.36

On entend souvent scander dans les églises : « Dieu est bon, tout le temps. Tout le temps, Dieu est bon. » C’est effectivement le cas et s’il y en a qui le savaient si bien, c’étaient nos premiers parents dans le jardin d’Éden. Que leur manquait-il ? Ils avaient tout ce dont ils avaient besoin et en abondance. Faisons-en l’inventaire : « Dieu créa l’homme à son image, … il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre… Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture… Et cela fut ainsi » (Genèse 1.27-30). 

Nous pouvons nous méfier d’un ami ou d’une amie en choisissant de croire les mauvaises langues à son sujet. Mais que gagnerons nous à le faire ? Quel avantage en tirerons-nous ? Peut-être créerons-nous une nouvelle amitié avec celui ou celle-là même à l’origine de notre méfiance et de la distance avec les personnes qui jadis nous étaient très proches. Dans ce cas, qu’est ce qui nous garantit que de fausses rumeurs ne circuleront pas à notre sujet cette fois ? Une amitié avec un colporteur de rumeurs, un semeur de trouble est-elle réellement possible ? Il est évident que nous aurions déjà gâché une amitié et ce ne serait pas la seule perte. Nous perdrions aussi notre capacité à juger, à apprécier et à discerner, notre sens de la loyauté, de l’amitié voire de la justice (nous aurons injustement fait tort sans évidence), une partie de notre histoire faite de merveilleux souvenirs, de belles expériences et de riches émotions, un soutien dans les temps difficiles, une joyeuse et sincère compagnie dans nos moments d’allégresse. Nous ferions triompher la perfidie, l’antipathie, l’inimitié, la calomnie et le mensonge. Finalement nous éprouverions le remords, la douleur et la honte d’avoir mis une croix sur une relation que nous aurions dû préserver. On peut allonger la liste ou la détailler davantage. 

Nous avons nous aussi les mises en garde de la parole de Dieu quant à l’éternité, ce qui nous y attend selon que nous sommes obéissants ou non à son Évangile (2 Thessaloniciens 1.8). Mais elles font parfois l’objet de doutes parce qu’elles parlent de réalités invisibles. Nous avons une préférence pour ce que nous voyons. Adam et Ève étaient étrangers à la réalité de la mort qui ne s’était jamais manifestée jusqu’à leur désobéissance. Par contre, ils voyaient bien ce beau et fascinant fruit défendu. C’était leur vérité. Ils ont cru la voix du diable, une voix autre que celle de Dieu. Dieu leur avait pourtant donné suffisamment de raisons de croire à sa bonté et à sa parole. Ils avaient tout autour d’eux. Ils ont préféré écouter un intrus qui n’avait rien d’autre à offrir que l’incitation à la rébellion, la tentation de prendre des libertés avec ce qu’aucun d’eux n’avait créé. 

N’avons-nous pas nous aussi dans la nature et à la lecture de la Bible suffisamment de raisons de croire Dieu sans la moindre réserve ? Où allons-nous nous fier à notre perception limitée des choses, à celle de ceux qui, comme le serpent pour le fruit défendu, prétendent ou insinuent qu’il est mieux, bien plus agréable et intelligent de ne pas toujours croire Dieu, voire de ne pas croire en Lui du tout, de ceux qui ne considèrent que la matière et ce que leurs sens perçoivent ?

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 21 mai 2025 — Freddy S.

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