« Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Éternel, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu’il aime, et il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? […] Il nous corrige pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. »

Hébreux 12.5-7, 10

Nous avons abordé le sujet de l’éducation telle qu’elle devrait être donnée à des fins constructives pour l’individu et la société. Il s’agit d’une préparation et d’une formation à la vie active sous ses aspects les plus divers. Elle doit tenir compte d’une vérité absolue : les inclinations naturelles de l’individu. La Bible nous enseigne que celles-ci sont mauvaises dès notre plus jeune âge. « … l’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse… » (Genèse 8.21). Aussi la discipline s’impose-t-elle au cœur de l’éducation pour contenir le mal déjà présent chez les tout-petits. Et Dieu est le premier à le révéler et à en parler avec toute la gravité que cela exige. Il est aussi le premier à donner l’exemple du bon parent qui discipline ses enfants pour leur bien, avec sagesse et amour, même si ceux-ci ne l’acceptent pas toujours. 

Quand mes frères et moi étions enfants, et qu’il nous fallait recevoir la correction de notre mère, il nous semblait parfois qu’elle était beaucoup trop dure. Elle en avait conscience et souffrait silencieusement d’être incomprise. « Ces enfants doivent peut-être se demander si je suis bel et bien leur mère » pensait-elle. Néanmoins, elle se consolait par la certitude que nous finirions par nous en trouver bien, par la garantie que nous finirions par la comprendre. Ce qui aujourd’hui est bien le cas par la grâce du Seigneur. Avec Dieu, les choses sont encore plus sérieuses car il ne s’agit pas seulement d’être correct et bien éduqué pour son entourage mais surtout de « participer à Sa sainteté ». 

Bien évidemment, « c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8-9). Toutefois, la grâce ne se borne pas au salut gratuit accordé par le moyen de la foi. Elle donne l’assurance d’un tel salut « …afin que … vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » (2 Pierre 1.4). Appelés à recevoir le pardon et la grâce salvatrice de Dieu, nous pouvons chanter le cantique « Miséricorde insondable », mais les paroles : « Jésus, …je viens à Toi tel que je suis » ne signifient pas que Dieu nous laissera tels que nous sommes. Ce n’est pas toujours en enfants reconnaissants et obéissants que nous nous conduisons. Et quoi de plus normal pour le Dieu saint, juste, parfait et aimant de nous discipliner en pareil cas ! Il arrive que la correction soit si sévère que nous pourrions nous demander si nous sommes bien ses enfants. Rappelons-nous alors le passage cité en référence. Laissons-nous convaincre par son amour pour nous et le traitement de faveur qu’Il nous fait bénéficier auprès de Lui « …jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » (Éphésiens 4.13).

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 31 octobre 2025 — Freddy S.

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