« Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’avait point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père. »

Nombres 27.4

À moins d’être très familier avec l’Ancien-Testament et plus précisément les cinq premiers livres de la Bible (le Pentateuque), vous n’avez jamais probablement lu un nom pareil : Tselophkad, ni la petite histoire racontée à son propos. Tselophkad était un israélite, de la tribu de Manassé, parmi les douze tribus, descendants de Jacob dont le nom a été changé en Israël. Le peuple issu de ce dernier portera son nom, après une dure servitude en Egypte qui dura 400 ans, comme Dieu l’avait annoncé à son grand-père Abraham :« Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera pas à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. » (Genèse 15.13).  Au bout de ces années, Dieu envoya Moïse libérer le peuple opprimé. Suivra alors une période d’exode pour la terre promise, celle attribuée par Dieu à Abraham et dont la postérité de celui-ci devait hériter. Malheureusement durant le voyage, à travers des lieux pour la plupart déserts, le peuple d’Israël, en dépit des soins constants dont il bénéficiait de la part de Dieu, n’avait eu de cesse de se rebeller et d’offenser Dieu. Il en a subi les conséquences dont la plus terrible et la plus commune fut de voir toute une génération succomber dans le désert : « Vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement en vous comptant par tête, et qui avez de vingt ans et au-dessus, et qui avez murmuré contre moi, vous n’entrerez point dans le pays que j’avais juré de vous faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun » (Nombres 14.29-30). « Vous porterez la peine de vos iniquités quarante ans… ainsi vous saurez ce que c’est que d’être privés de ma présence » (Nombres 14.34). 

Parmi les malheureux : Tselophkad. Ce que la Bible nous dit en plus de cet homme et qui en fait la particularité, c’est qu’il n’avait que des filles, cinq au total. Ce cas de figure était particulièrement intéressant parce que pour le commun des Israélites en ce temps-là, comme dans certaines cultures, l’héritage était l’affaire des hommes et se transmettait volontiers de pères à fils. C’était une source de bénédiction que d’avoir un fils, d’avoir « son héritier ». On pensait à un ordre naturel établi par Dieu lui-même, peut-être en se basant sur sa promesse faite à Abraham. « C’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier » (Genèse 15.4). « Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui » (Genèse 17.19). Peut-être était-ce fondé sur l’autorité donnée à l’homme par Dieu dès la création quand Il dit à la femme : « Tes désirs se porteront vers ton mari, mais lui dominera sur toi » (Genèse 3.16). Quoiqu’il en soit, les candidats typiques à la succession étaient masculins. Il était généralement question de fils qui héritent (Deutéronome 21.15-17) jusqu’à ce que le cas des filles de Tselophkad soit évoqué. Et ce sont elles-mêmes qui vont s’en charger.  

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 27 septembre 2025 — Freddy S.

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