« Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. […] instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. […] »

 Colossiens 3.13-17

Tenir fermement son prochain, le soutenir, le porter et endurer ses défauts, c’est le supporter. Donner gracieusement, librement, préserver son prochain du péril de la culpabilité et de la malédiction, même à son insu, lui accorder sa faveur, faire pour lui quelque chose d’agréable et de totalement imméritée, c’est lui pardonner. 

Manifester de l’amour fraternel en paroles et en actes, témoigner d’une affection profonde sans attendre une demande explicite de la part de son prochain, c’est être charitable. La charité. D’abord la charité. Par-dessus tout, la charité. Sans la charité, point de pardon ni de support. C’est ce qui relie ensemble tout le paquet de la grâce. Semblable à des ligaments par lesquels sont réunis les membres du corps, les os attachés entre eux, pour rendre les articulations plus stables, la charité est le lien qui solidifie le corps du Christ. 

Dans son état le plus intelligent, la charité conduit à la perfection morale et spirituelle. Elle soutient à la fois le don de soi et la reconnaissance de la grâce. La grâce, manifestée par la Parole éternelle qui est pour toujours établie. Toute chose est faite par elle, rien n’est accompli sans elle. Elle rend attentif aux faveurs, agréable et bienfaiteur à temps plein. Pour qu’elle habite en soi, il faut y croire. Croire en la Parole de Christ, c’est croire aux dires de Dieu, accepter ses décrets, reconnaître son mandat, épouser ses préceptes moraux émises de vive voix. Alors, la Parole demeure pour influencer positivement. Une influence qui pousse à l’instruction. Être un enseignant, tenir un discours pour éduquer, avoir des paroles didactiques, expliquer pour se faire comprendre, se conduire en exemple, c’est instruire. 

Avertir sans mystifier, mais avec la connaissance et la pratique de ce qui est nécessaire pour une vie juste et pieuse ; réprimander sans condamner mais en donnant l’avis le plus sage, avec une prudence dévote et convenable dans les relations avec ceux qui ne sont pas disciples de Christ, c’est exhorter. Exhorter, sous l’inspiration de la bonté miséricordieuse avec laquelle Dieu, exerçant sa sainte influence sur les âmes, les tourne vers Christ. 

Christ, le nom qui se suffit à lui-même, utilisé pour tout ce qu’il recouvre. La raison nommée, la cause à effet, le sujet-objet, le fil essentiel. En entendant ce nom, en s’en rappelant le rang, l’autorité et les actions, en y croyant, inévitablement on apprend à aimer pour supporter et pardonner, pour instruire et exhorter, pour tisser des liens et les renforcer autour du fil essentiel.  

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 21 juin 2026 — Feel M.

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