« … Ce n’est ni par la puissance ni par la force …»
Zacharie 4:6
Bande-annonce (II)
L’une des deux premières bandes-annonces du nouveau film Superman nous confronte à une profonde contradiction de la nature humaine. Malgré ses exploits spectaculaires, le héros n’est pas unanimement acclamé. Son action divise. Tantôt adulé comme un sauveur, tantôt critiqué comme une menace, il est accusé de trop grande liberté, d’indépendance excessive – même quand ses actes sont bénéfiques. Certains l’accusent de violer la souveraineté des États, d’intervenir sans mandat, sans autorisation préalable, comme un intrus agissant selon ses propres critères, même au nom du bien. On pourrait penser qu’un tel paradoxe appartienne à la science-fiction. Qui dans la réalité, parmi les hommes, ne se lèverait pas pour saluer et acclamer les actions d’un homme providentiel venu soulager nos sociétés de leurs maux ? Si notre réponse est « il n’en y a aucun », la Bible grouille d’illustrations frappantes prouvant le contraire.
Le peuple d’Israël était tenu en esclavage en Égypte depuis déjà 400 ans (Genèse 15.13 ; Actes 7.6). Après une si longue et dure servitude, il soupirait désespérément après la délivrance – l’intervention d’un libérateur sensible à leurs souffrances intolérables. C’est alors que Dieu se révéla à un fugitif d’Égypte, Moïse, et lui dit : « J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens. […] Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les enfants d’Israël » (Exode 3.7–10). Ce fut chose faite. Israël assista à des démonstrations de puissance si extraordinaires que beaucoup, aujourd’hui encore, y voient un mythe. Quand ce n’est pas l’historicité même des faits qu’on rejette, on tente de leur donner une explication purement rationnelle : les dix plaies d’Égypte, les colonnes de nuée et de feu, la traversée à pied sec de la mer des Roseaux, ou encore la destruction spectaculaire de l’armée de Pharaon. Loin d’être accueillis avec foi ou reconnaissance, ces prodiges se heurtent à l’incrédulité – pas seulement celle de l’homme moderne, mais aussi de ceux-là mêmes qui en furent témoins. Les Israélites, bien qu’ayant vu Dieu agir « à main forte et à bras étendu » (Deutéronome 4.34), n’ont pas hésité, à la première difficulté, à blâmer Dieu et leur libérateur Moïse, regrettant amèrement l’Égypte qu’ils venaient de quitter. Ils le faisaient déjà avant même le passage de la mer. Ils dirent à Moïse : N’y avait-il pas des sépulcres en Égypte, pour que tu nous aies menés mourir au désert ? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Égypte ?N’est-ce pas là ce que nous te disions en Égypte : Laisse-nous servir les Égyptiens, car nous aimons mieux servir les Égyptiens que de mourir au désert ? » (Exode 14 .10–12).
Quand nous pensons à un justicier, nous l’imaginons comme un être doté d’une force implacable, capable de subjuguer tous les éléments contraires à notre bien-être et à notre idéal de vie. Mais la puissance, à elle seule, ne rend pas un héros admirable – elle ne suffit pas non plus à apporter le bonheur véritable. Dieu l’a démontré, non seulement à travers l’histoire d’Israël comme nous venons de le voir, mais aussi dans sa relation avec l’humanité tout entière.
Car bien que « les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages », les hommes « ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1.20–21). Ce que nous admirons volontiers sur nos écrans – ces héros surpuissants, capables de renverser le mal d’un simple geste -, nos cœurs, eux, ne sont pas préparés à le croire ni à l’accueillir s’il se manifestait dans la réalité. Ce qui explique l’indifférence presque totale qui a entouré la venue de notre Sauveur dans ce monde. Alors que Dieu visitait les hommes en la personne du vrai Héros – Jésus-Christ -, seuls quelques bergers et des mages venus de loin se sont réjouis de cet événement inouï. Le reste du monde continuait de vivre comme si de rien n’était.
Comme pour tout et en tout, toi et moi ne savons pas toujours ce qui nous convient réellement. Nous imaginons parfois un sauveur ou un héros façonné selon nos désirs, selon notre idée du bien. Mais Dieu n’en a qu’un seul à nous offrir, un qui soit parfait à ses yeux : Jésus. Et c’est bien le seul qu’il nous faut. Il dépasse de loin la conception étroite, incomplète et simpliste que nous nous faisons souvent d’un Sauveur ou d’un Justicier.
Sois abondamment béni(e) !
À suivre…
Jeudi, 03 juillet 2025 — Freddy S.

