« Mais aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du très haut, car il est bon pour les ingrats et les méchants »
Luc 6.35
Amour inimaginable
Un ennemi est un adversaire, une personne qui ne nous aime pas, un opposant, quelqu’ un qui est contre nous, qui agit en général en notre défaveur, contre nos intérêts, notre bien-être. De fait, en principe, c’est une personne à éviter, à combattre, à éliminer si besoin de son horizon. Ça, c’est ce que la sagesse humaine nous enseigne. Par contre, nous aimons ceux qui nous aiment, qui agissent à notre avantage, pour nos intérêts, sont en notre faveur, bref sont aimables.
Aimer nos ennemis est illogique dans le sens humain, cela s’apparenterait à se mettre en danger, à aller soi-même au-devant de difficultés, de problèmes, car il s’agira de manifester un amour qui ne sera pas réciproque. C’est comme se mettre en position de faiblesse, se rendre vulnérable.
Aimer nos ennemis, tout un programme ! « Aimer celui qui ne nous aime pas », c’est pourtant une ordonnance du Seigneur que nous pouvons retrouver à plusieurs reprises dans la bible (Matthieu 5.44, Luc 6.28, Romains 12.14). Cela relève de l’inimaginable, de l’impossible. Aimer celui qui nous hait, ce n’est naturellement pas possible, mais nous pouvons obéir à cette instruction du Seigneur par Jésus qui nous fortifie, et grâce à l’action du Saint Esprit en nous.
Cette recommandation du Seigneur démontre l’amour inimaginable dont nous sommes l’objet de la part de l’Éternel : « pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4.19). Dieu nous a aimés et nous aime alors que nous avons une posture d’ennemis : Il nous est indifférent, nous le blessons par nos actes, nos pensées, nos paroles, mais Lui ne change pas à notre égard. Il nous a toujours aimés au point d’avoir fait quelque chose d’impensable : donner son fils unique pour nous sauver. Nous, ennemis que nous sommes en général : « Car si, lorsque nous étions ennemis ; nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5.10).
Nous avons très souvent du mal à imaginer et à répondre à un si grand amour. Pourtant il est là, disponible pour chacun de nous.
Mon frère, ma sœur, abandonne ta posture d’ennemi de Dieu, en répondant à son amour parfait ; tourne-toi vers Jésus-Christ, qui est l’incarnation de cet amour et réconcilie toi avec ton Père qui est dans les cieux.
Sois abondamment béni(e) !
Dimanche, 01 juin 2025 — Sandrine O.

