« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »

Matthieu 16.24

La nuit a été très décevante pour Simon le pêcheur. Ce professionnel de la pêche avait tout essayé : pas un seul poisson n’était tombé dans ses filets. Simon ne travaillait pas en loup solitaire. La pêche avait mobilisé d’autres bras que les siens, sans que cela ait fait la moindre différence. Ses collègues et lui s’étaient résignés à rentrer bredouilles. Le jour avait fini par poindre et il n’y avait plus rien à faire si ce n’était laver les filets et ranger les embarcadères. Soudain, apparaît une foule. Il y avait de quoi piquer la curiosité de Simon parce qu’il savait que cette multitude n’avait rien d’ordinaire. Elle n’était pas là pour lui. Elle se pressait autour d’un homme qui cherchait à s’en extirper. Cet homme, il l’avait déjà rencontré. Il l’avait reconnu. 

C’était un rabbin d’une trentaine d’années et pas n’importe lequel : Il incarnait l’espoir et l’avenir de son pays. Et voilà que cet astre brillant, porteur des projets de paix et de bonheur, se détachait de la foule en effervescence, vers lui. Gentiment, Il lui demanda de lui prêter sa barque. Simon accepta. L’homme se tourna vers la foule pour délivrer un message avec une autorité jamais observée. Après coup, l’homme se tourna à nouveau vers Simon. Avec la même assurance, Il lui dit de s’éloigner en pleine eau et d’y jeter ses filets. Simon interloqué, objecta un peu. Après tout, cet homme, avec tout le respect qu’il lui devait, était étranger au métier de pêcheur. Il n’avait même pas l’air de savoir tout ce que ses compagnons et lui avaient enduré la nuit durant et la frustration qui en avait résulté. Néanmoins, il finit par obtempérer et là le miracle se produisit : on aurait dit que les poissons s’étaient donnés rendez-vous à cet endroit. Il y en avait tant, à foison, que les filets se rompirent. Simon n’en croyait pas ses yeux. L’étonnement fit bientôt place à l’épouvante. Cet homme dans la même barque que Lui n’était décidément pas un homme ordinaire. Seul Dieu pouvait accomplir un tel miracle. Or Dieu est saint. Simon le sait. Il sait également qu’il a des choses à se reprocher et qu’il ne devrait pas se tenir en présence de cet homme. Sa conscience lui en rendait témoignage.  

Simon ne voyait plus en Lui, le rabbin, l’enseignant. Il voyait le Seigneur. S’effondrant devant Lui, il s’écria : « Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur » (Luc 5.8). La réponse ne se fit pas attendre : « Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes », lui dit alors Jésus (Luc 5.10). Ce jour-là fut le jour où Pierre entreprit de donner sa vie à Jésus même s’il n’en mesurait pas encore toutes les implications. Et il n’était pas le seul. Ses associés avaient pris la même décision. « Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent » (Luc 5.11). Ils le suivirent jusqu’à la mort.

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 11 juin 2025 — Freddy S.

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