« Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? »
Matthieu 9.14
Jeûner, pour quoi faire ? (4)
Et Jésus leur répondit : « […] Le temps viendra que l’époux leur sera ôté, et alors ils jeûneront » (Matthieu 9.15). En donnant cette réponse, Jésus ne rend pas le jeûne qu’il prône identique à celui des Pharisiens. Même si ses fonctions spirituelles et sociales n’ont pas été remises en cause, bien loin du rituel visible des Pharisiens basé sur l’apparence religieuse, le jeûne annoncé par Jésus est un jeûne discret et intérieur, centré sur Dieu, dans un esprit d’humilité et d’amour, pour une victoire du bien sur le mal et des vies transformées. Pas une question de temps, mais de cœur.
Il n’est donc pas mauvais de jeûner pour demander faveur à Dieu, mais le jeûne, c’est bien plus. Si nous apprenons à jeûner pour notre plus grand besoin et celui de l’humanité qu’est la présence de Jésus-Christ dans nos vies, tout le reste se fera dans le même esprit, sachant que ce n’est pas le jeûne qui tord le bras de Dieu, mais Dieu qui nous transforme et nous instruit au travers du jeûne sur la voie à suivre et les instructions à observer pour remporter la victoire sur le péché et vivre conformément à sa volonté.
Aujourd’hui, à travers le jeûne et la prière, Dieu nous dirige dans sa parole à graver dans nos cœurs afin qu’elle nous conduise sur le chemin de la Canaan céleste par une alliance éternelle en Jésus-Christ, comme lorsqu’Il donnait les paroles de l’alliance à Moïse sur les tables de pierre pour une vie épanouie sur le chemin de la Canaan terrestre, alors promise aux enfants d’Israël. Ceci préfigurait cela.
Associé à la prière, le jeûne fait partie de la vie d’un disciple de Christ (Actes 13.2-3 ; 14.23). Les disciples devaient jeûner et prier pour l’effusion du Saint-Esprit, pour la mission, pour la moisson. Pour la délivrance des captifs, la guérison des malades, la libération des âmes, le salut des hommes. C’est pour ça que le jeûne ne peut être réduit aux besoins basiques du quotidien. Jésus ne parle pas d’un jeûne de tradition religieuse, de purification du corps, mais d’adoration, de soumission à Dieu, de consécration et d’écoute de ses instructions pour « aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).
Voici le jeûne auquel Dieu prend plaisir : « Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug […]; Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi. […] On t’appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. » (Lire Esaïe 58.6-14). Jésus l’a fait pour toi (Esaïe 53). Consacre-toi aussi, ou reconsacre-toi dans le jeûne et la prière, et fais de même pour les autres.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 18 juin 2026 — Feel M.

