« Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent : Voyez comme il l’aimait. Et quelques-uns d’entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ? »

 Jean 11.35-37

En public, Jésus a guéri tant d’inconnus, en privé, a ressuscité sur son lit la fille de Jaïrus (Luc 8.41-56), mais il a laissé le pire arriver à son ami Lazare. L’histoire nous est racontée dans le chapitre 11 du livre de Jean. Marthe et Marie sont profondément affligées par la mort de leur frère. Les habitants de Béthanie, les Juifs venus de Jérusalem à environ trois kilomètres, et toutes sortes de personnes du village et alentours se sont mobilisés pour apporter leur réconfort aux deux sœurs. Les disciples ont aussi été attristés par cette nouvelle, eux qui avaient bénéficié de l’hospitalité de Lazare de son vivant. Jésus n’était pas en reste. Évidemment, c’était son ami qu’il aimait. Mais bizarrement, il a choisi son moment pour apparaître. Visiblement, en dernier. 

Pour les hommes, Jésus n’était pas juste « terriblement en retard », non. Il était plutôt « arrivé trop tard ». Le pire avait déjà eu lieu, quatre jours s’étaient déjà écoulés depuis la sépulture de Lazare. A noter que selon la croyance juive de l’époque, l’âme du défunt était en mesure de vaquer en dehors du corps jusqu’au 3ème jour et ledit corps n’entrait en réelle corruption qu’au 4ème jour. Jésus savait donc parfaitement ce qu’il faisait, au calcul prêt, en se manifestant le 4ème jour. S’il était intervenu avant, le miracle à venir, véritablement hors du commun, aurait pu être contesté. Mais en agissant en dehors de toute croyance, en dehors du temps humain, Jésus allait affirmer son autorité en tant que Fils de Dieu, son pouvoir sur la vie et la mort, et surtout son identité messianique unique.

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 12 juin 2026 — Feel M.

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