« Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. »

« Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. »

Jean 5.5-8 ; Matthieu 15.28

Avec la femme cananéenne (Matthieu 15. 21-28) qui fait preuve d’une certaine connaissance de lui et qui demande une délivrance pour sa fille possédée par un démon, Jésus semble rude et froid dans ses premières réponses, au point où ses disciples se permettent de dire à cette dernière qu’elle « importune » le Maître, encouragés par ce qu’ils croient comprendre de ce dialogue qui tire en longueur. Pour celui qui ne demande pas parce qu’il ne sait pas et dont la foi est mal placée, Jésus agit pourtant avec rapidité. Mais avec celle qui demande avec une foi placée au bon endroit, Jésus semble prendre son temps. 

Ainsi, chez l’homme de Béthesda, la foi qui n’existait pas va naître de ce miracle, tandis que chez la femme cananéenne, la foi qui existait déjà ne va être que plus renforcée. Le premier a vu Jésus venir à lui, la deuxième s’est vue allée vers Jésus. Les deux étaient connus d’avance et attendus du Seigneur. Mais leur besoin de foi n’était pas le même. Les réponses imprévisibles de Jésus avant son action qui a été en faveur des deux, ont permis à l’un et à l’autre de recevoir la part dont ils avaient besoin.  

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 05 juin 2026 — Feel M.

Retour en haut