« Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. »

Jean 5.5-8

Malade depuis 38 ans, cet homme est resté couché au bord de la piscine sans jamais pouvoir y entrer. Mais qu’est-ce qui faisait en sorte qu’il soit toujours là puisque visiblement ça n’allait jamais fonctionner ? En réalité on peut plus ou moins dire qu’il avait la foi. Oui, la foi. Mais la foi en quoi ? En l’eau de Bethesda. « Veux-tu être guéri ? » Lui demanda Jésus. A cette question, il répondit : «  Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi ». Son regard est fixé sur Bethesda. C’est tout ce qu’il connaît comme source de miracle. Il pense que c’est la seule option et n’envisage visiblement pas une autre. Il ne semble pas savoir ce que Jésus peut faire, quoiqu’il l’appelle « Seigneur », au sens de « Maître », en signe de respect et de révérence. 

On aurait pu titrer cette méditation : Foi mal placée. Mais le plus important ici, c’est la réponse de Jésus : « Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche ». L’homme pouvait s’attendre à ce que Jésus lui promette de l’aide pour le jeter dans la piscine à la prochaine agitation de l’eau, ou mandater quelqu’un pour rester avec lui et le faire, ou encore un discours de conseiller ou de coach en développement personnel. Jésus lui, ne s’attarde pas sur ce qu’il a entendu puisqu’en réalité il connaissait déjà cette réponse. Ce qu’il est venu faire, c’est déplacer la foi de cet homme pour la mettre au bon endroit. Pour ça, il a fallu que Jésus aille vers celui qui n’avait pas les moyens physiques de venir à lui, à la différence de Bartimée par exemple qui, ayant entendu parler de Jésus, cru, et sachant que Jésus s’approchait, cria (Marc 10. 46). Jésus ne faisait rien au hasard. Chaque procédé, chaque dialogue engagé avec chaque malade ou aide-malade visait un but particulier, selon la foi de chacun. 

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 04 juin 2026 — Feel M.

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