« Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. »

Jean 4.26

Nous sommes à Sychar, une ville de Samarie, en Palestine centrale. Les potins, ce n’est pas ce qui manque. On est à des milliers d’années des réseaux sociaux, mais s’il y en avait eu – Facebook par exemple – on connaît une habitante en particulier qui n’aurait jamais reçu de demande d’amitié. Pas sûr qu’elle aurait aimé être vue en ligne, puisqu’au quotidien déjà, elle prenait toujours soin d’éviter la foule. Au puits où tout le monde tirait son eau, elle allait dans l’après-midi, pour être sûre de ne croiser personne. Pour elle, une vue lui vaudrait automatiquement un dislike. Une femme en concubinage notoire, avec un lourd passé fait de mariages ratés – cinq pour être précis – ça n’avait pas bonne presse. Elle connaissait le Dieu d’Israël. Elle connaissait la loi de Moïse. D’ailleurs, sa ville se situait entre deux grands monts où Dieu avait fait prononcer, sur l’un, des bénédictions, et sur l’autre, des malédictions, en rapport avec cette loi justement. Elle connaissait le peuple juif. Et s’il y avait bien des gens que ses concitoyens samaritains méprisaient autant qu’elle, si ce n’est plus, c’étaient les Juifs. En plus de leur inimitié naturelle, ils avaient une querelle religieuse : le lieu où Dieu devait être adoré.

Quelle était, à elle, son opinion à ce sujet ? Elle n’avait ni la légitimité ni la qualification pour en parler. De toute façon, quand le Messie viendrait, il trancherait la question, pensait-elle. Mais en même temps, quelles étaient les chances qu’il la voie, qu’il l’aime et ne la juge pas comme les siens ? Après tout, sa vie n’était-elle pas une succession d’échecs ? Ne méritait-elle pas tout le blâme qu’on lui collait ? Seuls ceux qui ont connu la repentance, qui ont reçu le pardon et l’amour du Sauveur pour des pécheurs, peuvent comprendre que l’on se pose de telles questions avant de faire soi-même la rencontre du Messie. 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 29 avril 2026 — Freddy S.

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