« Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. »

1 Timothée 6.17

Quand on n’est pas très riche, très content de ce qu’on a ou de ce qu’on est, rabat-joie sur les bords, on aime à croire que Dieu déteste les riches et que la notion même de richesse est liée à la corruption, à la malhonnêteté et à l’orgueil. La première partie de notre texte est celle qu’on citerait volontiers dans ce cas pour se soulager un peu de l’amertume, de l’envie et de la jalousie, oubliant que le problème pour Dieu c’est toujours un problème de cœur, que l’on soit riche ou pauvre. Dans le premier cas, c’est la fierté et l’assurance mal placée dans les richesses, qui pose problème, et non les richesses elles-mêmes. Faisons attention à ne pas négliger la seconde partie du texte ! Elle est toute aussi importante et c’est justement elle qui permet de nuancer la portée de la première. 

Ma mère aime dire : « si Dieu t’a donné des moyens (quel qu’ils soient) ce n’est pas rien ». Par-là, elle entend que ce que j’ai, ou que nous avons, ne sert pas seulement aux autres, c’est aussi l’expression de la bonté de Dieu envers nous. Oui ! Dieu aime bien faire plaisir à ses créatures en leur donnant de l’oxygène, la santé, des facultés, des capacités, du travail, un foyer, des revenus, des acquisitions diverses. Il n’y a qu’un problème à cela : que les dons prennent dans le cœur la place du Donateur et que le bénéficiaire s’en serve contre les autres. Et ça, les enfants de Dieu le comprennent très bien, c’est pourquoi Il se plaît à leur accorder des richesses d’une autre nature notamment le contentement qui, avec la piété, constitue « une grande source de gain » (1 Timothée 6.6) ou encore la joie d’un cœur reconnaissant envers Lui pour tous ses bienfaits. Amen !

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 14 avril 2026 — Freddy S.

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