« Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile. Il lui dit: Pourquoi deviens-tu, ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi? Ne veux-tu pas me le dire? Amnon lui répondit: J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. »
2 Samuel 13.3-4
Entre amour et désir (IV)
« Tout ce que je veux c’est rester à ses côtés, c’est lui parler, c’est la tenir par la main, je donnerai n’importe quoi pour ça. Hélas ! je désespère de voir cela arriver un jour. Que dois-je faire ? » Touchantes paroles n’est-ce pas ? On les a peut-être déjà dites ou entendu dire, de la bouche de vraies connaissances ou dans des soaps opéras. Qui, connaissant l’histoire d’un jeune prince israélite ayant odieusement abusé de sa demi-sœur, lui prêterait de telles paroles ? Et pourtant…avant de passer à l’acte, si vous l’aviez interrogé sur ses sentiments à l’égard de sa future victime, vous auriez eu droit à des expressions toutes aussi sincères qu’attendrissantes : « Je suis fou de Tamar. J’en suis éperdument amoureux. Elle est si pure. Je veux être le premier homme dans sa vie. Malheureusement tant de choses nous séparent. Tout cela me rend littéralement malade ».
Doit-on fustiger les sentiments amoureux ou s’en décourager ? Non ! C’est bien d’aimer. Mais prenons garde de nous aventurer sur le terrain des affections sans nous questionner, sans nous remettre en cause, sans sonder nos réelles motivations, sans nous fixer des limites, sans Jésus pour nous conseiller, nous guider, nous former et nous discipliner. Quelle magnifique histoire que celle de ce missionnaire qui a obtenu la main de sa femme précisément parce qu’il y avait renoncé, n’ayant pas la bénédiction de son beau-père ! Celui-ci, touché à la fois par la confiance de son futur gendre en Dieu, par son amour désintéressé pour sa fille et par les marques de respect qu’il témoignait à son autorité de père, finit par la lui donner.
Les voies du Seigneur ne sont pas les nôtres, même en matière de relations amoureuses. L’amour selon lui ne s’acharne pas après l’autre par intérêt personnel ; il est prêt à y renoncer si l’intérêt même de la personne aimée l’exige. Perçois-tu toute la différence ?
Sois abondamment béni(e) !
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Dimanche, 12 avril 2026 — Freddy S.

