« Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche. »

Ésaïe 53.7a

« La parole est d’argent, le silence est d’or » ! Vous connaissez peut-être ce vieux dicton qui trouverait son origine dans le Talmud (« étude »), un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique. Depuis le temps, plusieurs interprétations lui ont été attribuées. Mais la plus simple est la suivante : il vaut mieux se taire que de parler, parce que le silence a plus de valeur que la parole, l’or en ayant plus que l’argent.

Mais pourquoi se taire ? Quel intérêt quand on peut parler ?  Là est toute la question ! Jésus, lui, a parlé. Sur la montagne, dans les synagogues, sur les bateaux, sur les chemins ; au milieu des disciples, des pharisiens, des pêcheurs, des curieux. Jésus a parlé. Pour enseigner, pour reprendre, pour exposer, pour corriger. Il a parlé, pour commander à la mer de se taire, pour délivrer les hommes en captivité, pour guérir les malades, pour libérer les possédés. Il a encore parlé pour donner de la nourriture aux foules, pour régler les conflits, pour défendre la veuve et l’orphelin, pour annoncer les choses à venir. Si Jésus a accompli tout ceci par la parole, pourquoi se taire ? N’est-on pas plus efficace en parlant ? 

Avant de répondre à cette dernière question par l’affirmative, demandons-nous d’abord ce que Jésus faisait avant de parler. Réponse ? Il se taisait ! Alors qu’il se retirait pour prier, il se taisait (Luc 5. 16 ; 6.12). Avant de commander à la mer de se taire, il se tut (Matthieu 8.24). Jésus connaissait le pouvoir de la parole, mais aussi la valeur du silence. Par la parole, l’homme a été créé, par le silence, il a été sauvé. Par la parole l’homme a péché, par le silence il a été racheté. 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 18 mars 2026 — Feel M.

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