« Et David lui dit : Que ton sang retombe sur ta tête ! En effet, ta bouche a témoigné contre toi, puisque tu as affirmé avoir toi-même donné la mort à celui que l’Éternel avait désigné par onction !»
2 Samuel 1.16
Mentir ! À quoi bon ?
Pendant que David partageait le butin ramené de sa bataille contre les Amalécites, les Israélites prenaient la fuite devant les Philistins. Au combat, Jonathan, Abinadab et Malkishua, fils de Saül, sont tombés sous l’épée de l’ennemi. Pour éviter d’avoir à subir le même sort, Saül « prit son épée et se jeta dessus. » (1 Samuel 31.4). L’annonce de sa mort se rependit aussitôt. A Tsiklag, « un homme arriva du camp de Saül, les habits déchirés et la tête couverte de terre. Lorsqu’il fut en présence de David, il se jeta par terre et se prosterna ».
Fils d’un Amalécite, cet étranger était venu annoncer la mort du roi Saül à David. Son récit commença par des vérités : « le peuple s’est enfui du champ de bataille ; beaucoup d’hommes sont tombés et sont morts. Même Saül et son fils Jonathan sont morts » (2 Samuel 1.4). Pourtant, en ce qui concerne les circonstances entourant la mort de Saül, le jeune homme va choisir de livrer un récit contraire à la réalité des faits : « Je me trouvais sur le mont Guilboa. Or Saül s’appuyait sur sa lance, et les chars et les cavaliers le serraient de près. Il s’est retourné, m’a aperçu et m’a appelé. J’ai dit : ‘Me voici !’ Il m’a demandé : ‘Qui es-tu ?’ Je lui ai répondu : ‘Je suis Amalécite.’ Il a dit : ‘Approche-toi donc et donne-moi la mort, car je me sens mal, même si je suis encore plein de vie.’ Je me suis approché de lui et lui ai donné la mort, sachant bien qu’il ne survivrait pas à sa défaite. J’ai retiré la couronne qui était sur sa tête et le bracelet qu’il avait au bras et je te les apporte ici, mon seigneur. » Voilà de quelle mauvaise manière le porteur de nouvelles fit son intéressant.
En livrant ce récit qui le rendait responsable de la mort du roi, l’Amalécite ignorait qu’il venait de creuser sa propre tombe. Ce jeune homme a dû penser à tort que non seulement David se réjouirait de la mort de Saül, mais qu’il récompenserait aussi son auteur. Sinon pourquoi s’attribuer un forfait dont-il n’est pas responsable ? La pensée d’une possible reconnaissance d’un nouveau roi à un homme qui aurait assassiné son prédécesseur, lui permettant ainsi d’accéder au trône, l’a aveuglée. Saül était l’auteur de sa propre mort, mais voilà qu’un Amalécite avait trouvé l’occasion de s’en attribuer le « mérite » comme s’il s’agissait d’une œuvre charitable. Un mensonge qui lui coûta la vie.
Satan est le père du mensonge. En le suivant, Eve et Adam ont péché contre Dieu, ce qui a coûté la vie éternelle à l’humanité toute entière. Ce qu’il désire, c’est te tenir loin de la vérité, et te garder dans le mensonge, pour que tu ne sois pas sauvé et que tu meures dans ton péché. Mais gloire soit rendu à Dieu qui te donne accès au salut par Jésus-Christ qui a triomphé à la croix, accomplissant ainsi l’œuvre de la rédemption. Choisis cette vérité, et choisis de proclamer cette vérité.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 12 mars 2026 — Feel M.

