« Et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. »

 Hébreux 10.21-22

A une étude biblique de groupes organisée dans ma chapelle, à la question de savoir si nous sommes toujours d’accord avec tout ce que Dieu fait sans poser de question, un intervenant a répondu : « On doit toujours tout accepter sans poser de question. On n’a pas besoin de savoir parce que les choses cachées sont pour Dieu. Nous devons seulement avancer. Et si on demande à Dieu pourquoi ceci ou cela, c’est qu’on a déjà perdu la foi […]. C’est une perte de temps. Nous devons seulement rendre grâce et passer à autre chose ». Venant d’un jeune homme qui n’a peut-être vécu jusqu’ici que la moitié de son existence, sans terrible drame, cette réponse m’a fait bondir ! Facile quand on n’a jamais perdu père, six frères et sœurs comme ma mère. Facile quand on n’a pas vu ses proches êtres décimés comme les familles en guerre. Facile quand on n’a pas vu sa maison partir en fumée avec ses petits bébés. Facile quand on n’a pas vécu le pire que le monde ait à offrir. Respectueusement, j’ai marqué mon désaccord à cet intervention beaucoup trop tranchée et incorrecte. Il aurait fallu nuancer : « Les choses cachées sont pour Dieu certes, mais questionner, ce n’est pas avoir perdu la foi ».  

Dieu est souverain, mais pas « sans cœur ». C’est un Père. Un Père aimant que Jésus est venu révéler. Dans l’incompréhension, avec son cœur, ses questions et ses mots, ma mère avait parlé à Dieu de sa déchirante douleur, comme beaucoup de chrétiens le font dans les vallées sombres et profondes. Après l’avoir écoutée, ce même Dieu a su la consoler au travers de sa Parole. En 2025, des années après les précédentes tragédies, elle perdait sa mère, ma grand-mère, et Dieu fut encore sa force, et celle de toute la famille. Il l’est toujours.  

Souvenons-nous de l’histoire de Job. Ses amis qui pensaient justifier et défendre Dieu ont été jugés coupables de péché, tandis que Job qui l’a questionné – même s’il a été repris (Job 38-42) , a été trouvé sans péché et juste devant Dieu. C’était désormais à lui de prier pour que ses amis soient pardonnés (Job 42.7-10).

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 02 mars 2026 — Feel M.

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