« Isaac dit : Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance ! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira. »
Genèse 27.27
Déclarations ? Bénédictions !
Isaac venait de déclarer des bénédictions sur son fils Jacob, pensant que ce dernier était Esaü (Genèse 27.1-40). Voici que Esaü revint de la chasse pressé de recevoir sa bénédiction. Mais son père lui dit, parlant de Jacob : « Je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni ». Esaü, en colère, désespéré, supplie son père : « Bénis-moi aussi, mon père ! ». Et Isaac lui répondit : « Ton frère est venu avec ruse, et il a enlevé ta bénédiction. ». Esaü insista : « […] N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi ? » À son père de dire : « Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin : que puis-je donc faire pour toi, mon fils ? ». « N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi aussi, mon père ! » Et Esaü éleva la voix, et pleura. Alors Isaac déclara quelque chose pour lui : « Voici! Ta demeure sera privée de la graisse de la terre et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, et tu seras asservi à ton frère; Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou ». Et tout ce que leur père avait déclaré leur arriva. La suite de l’histoire dans Genèse nous dit ce que les deux frères sont devenus, raconte leur rencontre après des décennies, chacun ayant prospéré d’une manière ou d’une autre, malgré les corrections et épreuves survenues.
Ce que son serviteur Isaac a déclaré au nom de l’Éternel, Dieu l’a approuvé. C’était dans son plan : Jacob devait devenir Israël (Genèse 32). Même si Jacob et sa mère s’y sont mal pris, ce qui est intéressant à souligner ici, c’est l’autorité pour bénir que Dieu donne aux parents qui sont ses serviteurs. Isaac n’a pas prié Dieu de bénir Jacob. Il a béni Jacob au nom de Dieu, et sa parole devint irréversible. La bénédiction se donnait ainsi et la parole donnée ne pouvait être révoquée, à l’image de la loi des Mèdes et des Perses (Daniel 6). Même Esaü le savait, lui qui par la parole avait signé le décret de vente de son droit d’aînesse (Genèse 25. 29-34).
Au commencement, était la Parole, et la Parole était avec Dieu. Lorsque l’Éternel a déclaré qu’elle deviendrait chair pour sauver l’humanité, elle l’est devenue en la personne de Jésus. Et à Paul de dire : si Dieu l’a fait, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ! (Romains 8. 32).
Père, mère, ne formule pas seulement des vœux pour tes enfants. Tu demandes à Dieu de les bénir, tu fais bien. Mais tu peux aussi les bénir toi-même au nom de l’Éternel, en déclarant de ta bouche ce qu’ils deviendront pour la gloire de Dieu. Ne crains pas d’être précis sur leur futur, selon ce qu’il y a dans ton cœur pour eux, comme Dieu même l’a été en nous annonçant la venue du Messie envoyé pour nous bénir (Actes 3.26). Il a promis de t’exaucer, ce qu’il promet, il l’accomplit.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 18 février 2026 — Feel M.

